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Domaine de la Petite Roseraie à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine

Domaine de la Petite Roseraie

    1 Rue du Docteur le Savoureux
    92290 Châtenay-Malabry
Propriété de l'Etat
Domaine de la Petite Roseraie
Domaine de la Petite Roseraie
Domaine de la Petite Roseraie
Domaine de la Petite Roseraie
Domaine de la Petite Roseraie
Domaine de la Petite Roseraie
Domaine de la Petite Roseraie
Domaine de la Petite Roseraie
Crédit photo : Binche - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
XVIIe siècle
Construction du château
1829
Achat par Roland-Gosselin
1855
Aménagement du parc par Varé
1873–1875
Construction de l’orphelinat
1941
Acquisition par l’État
5 juin 1946
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château ; deux salles lambrissées du rez-de-chaussée et ancienne salle à manger ; grille d'entrée sur la place Voltaire ; parc : inscription par arrêté du 5 juin 1946

Personnages clés

Voltaire - Philosophe des Lumières Affirme y être né (non confirmé).
Germaine de Staël - Femme de lettres Fréquentait les salons du comte de Boigne.
Louis-Sulpice Varé - Architecte-paysagiste Dessine le parc et construit l’orangerie (1855).
Comte de Boigne - Propriétaire et salonnier Époux organisant des réunions d’opposants à Napoléon.
Alexandre Roland-Gosselin - Agent de change et mécène Agrandit le domaine et restaure les communs (1829–1866).
Marie-Alexandrine Roland-Gosselin - Héritière et bienfaitrice Fonde l’orphelinat pour jeunes filles (1873–1875).

Origine et histoire

Le château de la Petite Roseraie, situé à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), est construit au XVIIe siècle. Il appartient successivement à des personnalités marquantes comme le maréchal de Ségur, les Arouet (famille de Voltaire), le prince Francesco Borghèse, et le comte de Boigne. Son épouse y organise des salons réunissant des opposants à Napoléon, dont Germaine de Staël, Benjamin Constant, et Châteaubriand. Voltaire revendique même y être né, affirmation relayée par la comtesse de Boigne dans ses mémoires.

En 1829, Alexandre Roland-Gosselin, agent de change, acquiert le domaine et l’agrandit en achetant les terres voisines. Il fait aménager le parc par l’architecte-paysagiste Louis-Sulpice Varé (1855), qui construit aussi une orangerie et une maison d’enfant (devenue chapelle en 1909). Roland-Gosselin réunit la maison des Arouet (démolie) et les communs, restaurés dans un style italianisant. Après sa mort en 1866, sa petite-fille, Marie-Alexandrine Roland-Gosselin, érige un orphelinat pour jeunes filles (1873–1875).

Le domaine est racheté par l’État en 1941 pour y installer l’École normale supérieure d’éducation physique féminine (future CREPS). Depuis 1946, ses façades, toitures, deux salles lambrissées, la grille d’entrée et le parc sont classés monuments historiques. Aujourd’hui, il abrite toujours le CREPS, après la démolition partielle de ses dépendances dans les années 1945.

Le site conserve des traces de son passé prestigieux : l’escalier du jardin des Arouet, les communs restaurés, et l’orangerie. Les éléments protégés incluent aussi des statues en façade et un vitrail dans l’ancienne chapelle. Son histoire mêle ainsi patrimoine architectural, vie mondaine du XIXe siècle, et héritage éducatif.

Liens externes