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Domaine de la Seiglière à Saint-Louis-de-Montferrand en Gironde

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Domaine Gentilhommière

Domaine de la Seiglière à Saint-Louis-de-Montferrand

    178 avenue de la Garonne33440 Saint-Louis-de-Montferrand
Propriété privée
Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
2e quart du XVIIIe siècle
Construction principale
Milieu du XIXe siècle
Rénovations par M. de la Seiglière
4e quart du XIXe siècle
Remaniement occidental
23 décembre 1987
Inscription aux monuments historiques
1999
Tempête destructrice
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La demeure (cad. AA 43) : inscription par arrêté du 23 décembre 1987

Personnages clés

Parlementaires bordelais - Propriétaires au XVIIIe siècle Possesseurs initiaux du domaine à la Côte de Caillou.
M. de la Seiglière - Magistrat et propriétaire au XIXe siècle Donne son nom au domaine, rénove partie des bâtiments.

Origine et histoire du domaine de la Seiglière

Le domaine de la Seiglière, situé à Saint-Louis-de-Montferrand en Gironde, est un ensemble architectural composé d’un logis, de dépendances et d’un parc, implanté en bordure de la Garonne. Mentionné dès le XVIIIe siècle sous le nom de la Côte de Caillou, il appartenait alors à des parlementaires bordelais avant de passer, au XIXe siècle, entre les mains du magistrat M. de la Seiglière, qui lui donna son nom actuel. Les bâtiments, organisés autour d’une cour et d’un jardin, datent majoritairement du 2e quart du XVIIIe siècle, bien que certains éléments, comme les vestiges d’une métairie ou un logis remanié, pourraient remonter au XVIIe, voire au XVIe siècle.

Le logis principal, construit en pierre de taille et couvert de tuiles creuses, se distingue par son fronton cintré et ses décors intérieurs (lambris, cheminées, stucs) datant de la fin du 2e quart du XVIIIe siècle. Les dépendances, incluant chais et logements, ont subi des remaniements au XIXe siècle, notamment la reconstruction du logement près du portail d’entrée et des parties du chai. Le domaine, partiellement détruit par une tempête en 1999, a vu certains éléments restaurés, comme le mur de clôture orné de fausses baies. Son inscription aux monuments historiques en 1987 protège une demeure emblématique du patrimoine girondin.

L’organisation spatiale du domaine reflète son usage passé : une allée parallèle à la route mène à la cour, où logis, chai et logements s’articulent autour d’un puits et de portails ornés de pilastres. À l’est, un jardin s’étendait autrefois jusqu’à un embarcadère près du portail sud, témoignant de son lien avec la Garonne, voie de communication majeure. Les décors extérieurs, comme les bandes à bossages ou les amortissements en boule, ainsi que les toits à longs pans, illustrent les styles architecturaux des XVIIIe et XIXe siècles. Les intérieurs, distribués par un couloir ou en enfilade, conservent des éléments d’origine, bien que la partie occidentale ait été remaniée à la fin du XIXe siècle.

Le domaine de la Seiglière incarne l’évolution d’une propriété rurale liée à l’élite bordelaise. Au XVIIIe siècle, les parlementaires en firent une résidence de campagne, tandis qu’au XIXe siècle, M. de la Seiglière, magistrat, y apporta des modifications significatives. Les vestiges d’une métairie ancienne et les traces de remaniements successifs soulignent son histoire complexe, entre héritage médiéval et adaptations modernes. Aujourd’hui, bien que certaines dépendances soient en mauvais état, le site reste un témoignage architectural et historique de la Gironde, marqué par son inscription patrimoniale.

Liens externes

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