Construction de la chapelle romane XIIe siècle (≈ 1250)
Portail et nef d’une possible église paroissiale.
XIIIe siècle
Première mention du domaine
Première mention du domaine XIIIe siècle (≈ 1350)
Site implanté sur un tertre rectangulaire.
1671
Édification du pigeonnier-porche
Édification du pigeonnier-porche 1671 (≈ 1671)
Accès à la cour intérieure.
fin XVIe–début XVIIe siècle
Construction de l’orangerie et du bâtiment voûté
Construction de l’orangerie et du bâtiment voûté fin XVIe–début XVIIe siècle (≈ 1725)
Voûtes d’ogives et en berceau.
XVIIIe siècle
Rénovations majeures du logis
Rénovations majeures du logis XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout d’un pavillon sud et corridor ouest.
2010
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2010 (≈ 2010)
Protection du domaine en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le domaine en totalité, composé du château, des communs attenants, de la galerie voûtée fermant l'ancien jardin, de la chapelle, de l'ancien jardin et des terrasses et de la partie de l'allée d'arrivée jouxtant l'escalier (cad. B 260, 261 ; C 36, 41, 359, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 28 décembre 2010
Personnages clés
Famille du Quesne - Propriétaire au XVIIIe siècle
Rénovations du logis et dépendances.
Labenne de Saubade - Propriétaire ultérieur
Succession après les du Quesne.
Gramont de Villemontès - Propriétaire postérieur
Mentionnés par Bourrousse de Laffore.
Origine et histoire
Le domaine de Lassalle, mentionné dès le XIIIe siècle, est implanté sur un tertre rectangulaire à Calignac. Il se compose d’un château rectangulaire à deux niveaux, flanqué d’un pavillon sud du XVIIIe siècle, ainsi que de communs formant un plan en U autour d’une cour intérieure. Une chapelle romane du XIIe siècle, de plan carré, se dresse près d’une orangerie construite à la fin du XVIe ou début du XVIIe siècle, devant laquelle s’étendait un jardin régulier encore visible sur un plan de 1823. Les terrasses relient ces bâtiments, tandis qu’un pigeonnier-porche daté de 1671 marque l’entrée de la cour.
La chapelle, dotée d’un portail du XIIe siècle, pourrait être l’ancienne église paroissiale Saint-André de Thônes, citée en 1648 mais jamais localisée avec certitude. Une ruine nommée Salle Vieille, détruite au nord-est et visible sur le cadastre de 1813, évoque d’anciennes structures médiévales. Le logis principal, remanié au XVIIIe siècle, intègre un corridor ouest avec un escalier et un pavillon sud ajouté. Les dépendances et pavillons ont également été transformés à cette époque, reflétant l’évolution architecturale du domaine.
Le domaine a appartenu à des familles nobles : les du Quesne au XVIIIe siècle, puis les Labenne de Saubade et les Gramont de Villemontès, selon les sources historiques. Un bâtiment voûté (partiellement en ogives et en berceau), construit à la fin du XVIe ou début du XVIIe siècle, témoigne des aménagements successifs. L’arrachement au nord du pigeonnier suggère la destruction d’autres corps de bâtiments, modifiant l’organisation initiale du site.
Classé Monument Historique en 2010, le domaine inclut le château, les communs, la galerie voûtée, la chapelle, l’ancien jardin et les terrasses. Son architecture mêle des éléments médiévaux (XIIe siècle), Renaissance (XVIe–XVIIe siècles) et classiques (XVIIIe siècle), illustrant son évolution sur six siècles. Les matériaux — pierre de taille, moellons enduits, tuiles plates ou creuses — et les traces d’appareil médiéval sous l’enduit renforcent son intérêt patrimonial.