Frise chronologique
936
Première mention du fief
Première mention du fief
936 (≈ 936)
Charte citant le fief de Lens.
milieu du XVIIIe siècle
Construction du château
Construction du château
milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Architecture classique avec pavillons carrés.
XIXe siècle
Réaménagement intérieur
Réaménagement intérieur
XIXe siècle (≈ 1865)
Papiers peints, cheminées pour poêles.
23 octobre 1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 octobre 1992 (≈ 1992)
Façades, toitures, parc et jardins protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis et de l'orangerie ; parc et jardin avec leurs murs de clôture et les grilles en fer forgé ; fossés remplis d'eau (cad. A 115 à 123) : inscription par arrêté du 23 octobre 1992
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun nom. |
Origine et histoire
Le domaine de Lens, situé à Saint-Symphorien, occupe un emplacement stratégique sur une ancienne frontière entre le Poitou et la Saintonge. Ce site, probablement utilisé dès l’époque romaine, est attesté comme motte féodale au Moyen Âge, avec une première mention écrite du fief de Lens dans une charte de 936. Ce passé militaire et frontalier en fait un lieu chargé d’histoire bien avant la construction du château actuel.
Le château actuel, édifié vers le milieu du XVIIIe siècle, illustre l’architecture classique avec ses pavillons carrés et ses façades symétriques à fronton. Son intérieur, réaménagé au XIXe siècle, conserve des éléments décoratifs comme des papiers peints à chinoiseries et des cheminées adaptées pour des poêles. Ce logis s’inscrit dans un quadrilatère partiellement ceint de douves, abritant aussi des communs, dont un rare moulin du XVIIIe siècle.
Les jardins du domaine se divisent en deux styles distincts : des jardins à la française organisés en douze carrés, avec des allées perpendiculaires, et un parc à l’anglaise au nord, incluant une ancienne charmille. Cette composition, attestée au XIXe siècle, remonte probablement en partie au XVIIIe siècle. Le domaine, avec son orangerie, ses murs de clôture et ses grilles en fer forgé, a été partiellement classé Monument Historique en 1992.
Le site reflète ainsi une évolution architecturale et paysagère sur plusieurs siècles, mêlant héritage médiéval, classicisme du XVIIIe siècle et aménagements du XIXe siècle. Son parc, ses fossés et ses éléments protégés en font un exemple remarquable de domaine noble en Nouvelle-Aquitaine.