Domaine de Sceaux

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  • Sceaux
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Crédit photo : Original téléversé par AntonyB sur Wikipédia franç - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Première demeure seigneuriale
1670
Aménagement par Colbert
1673-1674
Construction du château
1675-1686
Construction de l'orangerie
Fin du XVIe siècle
Construction du château
Fin du XVIIe siècle
Construction du pavillon de l'Aurore
1856-1858
Reconstruction du château
Fin du XVIIIe siècle
Démolition du château
1923
Acquisition par le département
2013-2014
Restitution des parterres
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades de la maison dite "Pavillon de Hanovre" (anciennement 33, boulevard des Italiens et 32-34, rue Louis-le-Grand à Paris 2e) : inscription par arrêté du 24 mars 1925 - Les parties du domaine de Sceaux comprenant : le pavillon de l'Aurore ; la clôture ancienne du château avec les pavillons des Gardes, le pont, les fossés et les deux groupes de Coysevox placés sur les piliers de chaque côté de la grille d'entrée ; l'orangerie ; la balustrade des Pintades ; les trois bassins circulaires situés dans les parterres à la française faisant face au château ; le grand canal ; le grand bassin de l'Octogone : classement par arrêté du 24 septembre 1925 - La décoration à peintures du XVIIIe siècle de la maison de Mademoiselle Guimard, provenant de l'immeuble 100 rue de Paris à Pantin (93) et remontées dans le musée de l'Ile de France : inscription par arrêté du 19 octobre 1928 - Le portail du Petit Château sis 17, rue du Docteur-Berger : inscription par arrêté du 17 avril 1931 - Le bain des Chevaux de Sceaux avec ses murs entièrement appareillés en pierre, son fond pavé et sa rampe inclinée, situé dans le parc département de Sceaux (cad. AE 21) : inscription par arrêté du 12 février 1993

Personnages clés

Jean-Baptiste Colbert Ministre de Louis XIV, il a fait aménager le parc et étendre la propriété.
André Le Nôtre Paysagiste ayant aménagé les jardins du domaine.
Claude Perrault Architecte ayant peut-être participé à la construction du château.
Charles Le Brun Peintre ayant décoré le pavillon de l'Aurore.
Jules Hardouin-Mansart Architecte ayant construit l'orangerie.
Auguste-Théophile Quantinet Architecte ayant conçu les plans du château actuel.
Joseph-Michel Le Soufaché Architecte ayant dirigé la construction du château actuel.
Léon Azéma Architecte ayant participé à la restauration du domaine au XXe siècle.
Jean-Claude Nicolas Forestier Paysagiste ayant participé à la restauration du parc au XXe siècle.

Origine et histoire

Le domaine de Sceaux trouve son essor sous l’impulsion de Jean‑Baptiste Colbert à partir de 1670, qui fait aménager le parc par André Le Nôtre et étendre la propriété. Le château élevé entre 1673 et 1674, peut‑être avec l’intervention de Claude Perrault et orné par Charles Le Brun, a été démoli à la fin du XVIIIe siècle. Le pavillon de l'Aurore, construit à la fin du XVIIe siècle, est une rotonde éclairée par six grandes fenêtres carrées, flanquée de deux avant‑corps et coiffée d’un dôme demi‑circulaire dont la coupole a été peinte par Le Brun. L’orangerie, édifiée entre 1675 et 1686 et construite en pierre de taille, servait d’espace d’exposition pour les tableaux de Colbert ; elle a été amputée d’environ vingt‑cinq mètres en 1871. Le petit château, datant du début du XVIIe siècle et racheté par Colbert en 1680, fut notamment utilisé par la duchesse du Maine pour l’éducation de ses enfants. Le château actuel, de style Louis‑XIII, a été construit entre 1856 et 1858 pour le duc de Trévise d’après des projets d’Auguste‑Théophile Quantinet et sous la conduite de l’architecte Joseph‑Michel Le Soufaché. Le pavillon de Hanovre, édifié au XVIIIe siècle, a été transféré dans le parc en 1932 ; ses boiseries proviennent de la maison de Mademoiselle Guimard et ont été déposées à Sceaux en 1969. L’histoire du site remonte au XVe siècle avec une première demeure du seigneur Jean Baillet, puis à la fin du XVIe siècle avec la construction d’un château pour Louis Potier, seigneur de Gesvres. Colbert étend le domaine à une centaine d’hectares et confie à des artistes et architectes renommés l’aménagement des jardins et des bâtiments ; son fils, le marquis de Seignelay, complète l’œuvre en creusant notamment le grand canal et en faisant bâtir l’orangerie par Jules Hardouin‑Mansart. Après la Révolution le domaine est pillé et vendu à un exploitant privé, puis le château est démoli pour la vente des matériaux. Au XIXe siècle la famille de Trévise reconstruit et replante le parc sur les tracés de Le Nôtre, avant que le département n’acquière le domaine en 1923, ne lotisse une partie des franges pour financer les travaux, et ne lance une importante restauration confiée à l’architecte Léon Azéma et au paysagiste Jean‑Claude Nicolas Forestier. Parmi les éléments hérités de l’Ancien Régime figurent l’axe menant de la route d’Orléans à l’entrée d’honneur avec ses douves et pavillons de garde, le pavillon de l'Aurore, l’orangerie de Mansart, les écuries et certains bâtiments de ferme, ainsi que les principaux axes du parc, le grand canal et le bassin de l’Octogone. Le parc abrite de nombreuses sculptures anciennes ou de copies et moulages d’antique, ainsi que des œuvres modernes, parmi lesquelles des groupes autrefois attribués à Coysevox mais désormais rapprochés de Jean‑Baptiste Théodon, des sculptures de René Letourneur et des pièces contemporaines comme une œuvre de Claude Lalanne ; plusieurs originaux sont conservés dans l’orangerie. Le château, situé à cheval sur les communes de Sceaux et d’Antony, accueille depuis 1937 les collections du musée de l’Île‑de‑France, rebaptisé en 2013 musée du domaine départemental de Sceaux. Le parc, d’une superficie totale de 181 hectares (121 ha à Sceaux et 60 ha à Antony), est propriété départementale et ouvert au public tous les jours du lever au coucher du soleil. Il accueille des activités pédagogiques et sportives, des manifestations culturelles et festives, ainsi que des lieux de mémoire récemment inaugurés, et a fait l’objet d’opérations de restitution des parterres et d’aménagements contemporains, dont la reconstitution de broderies de buis en 2013‑2014 et la création d’une passerelle sur le canal de l’Octogone. Le domaine de Sceaux conserve ainsi des témoignages significatifs de son riche passé architectural et paysager, tout en restant un espace vivant de loisirs et de culture.

Liens externes