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Domaine de Valensolles à Valence dans la Drôme

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Domaine Château de plaisance

Domaine de Valensolles à Valence

  • 32-34 Avenue de Valensolles
  • 26000 Valence
Domaine de Valensolles à Valence
Domaine de Valensolles à Valence
Domaine de Valensolles à Valence
Domaine de Valensolles à Valence
Domaine de Valensolles à Valence
Crédit photo : Celeda - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
26000 Valence, 32-34 Avenue de Valensolles

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1900-1904
Construction du domaine
5 mars 2007
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La maison d'habitation principale, en totalité, intérieur et extérieur, ainsi que le parc et les communs - la petite maison d'habitation, le bâtiment d'usine désaffecté, le pigeonnier (cad. CL 147, 148) : inscription par arrêté du 5 mars 2007

Personnages clés

Alfred Gayet - Commanditaire et ingénieur Inventeur du procédé d’extraction d’or.
Pierre Blein - Architecte Concepteur de la villa et dépendances.
Guillermin et Mangier - Peintres-décorateurs Auteurs des décors intérieurs Art Nouveau.
Atelier Thomas - Peintres-verriers Créateurs des vitraux du domaine.
Luizet et Barret - Architectes paysagistes Aménageurs du parc et bassins.

Origine et histoire du domaine de Valensolles

Le domaine de Valensolles, situé à Valence dans la Drôme, est un ensemble architectural et paysager emblématique du début du XXe siècle. Commandé par Alfred Gayet, ingénieur des mines et inventeur d’un procédé d’extraction de l’or, le domaine fut conçu entre 1900 et 1904. Il comprend une villa principale, une usine hydro-électrique désaffectée, ainsi que des dépendances comme un pigeonnier, une orangerie, et des écuries. L’architecte Pierre Blein supervisa la construction, tandis que des artisans renommés, tels Guillermin et Mangier pour les décors peints, ou l’atelier Thomas pour les vitraux, contribuèrent à son embellissement dans le style Art Nouveau.

Le parc, aménagé selon la méthode des rocailleurs, est traversé par des canaux alimentés par l’Epervière, aboutissant à des bassins ornés de sculptures animalières. La villa, composée d’un corps central et de deux ailes asymétriques (une rotonde à gauche, une tour carrée à droite), reflète l’éclectisme architectural de l’époque. Les faïences proviennent des ateliers Boulanger et Villeroy & Bosch, ajoutant à la richesse décorative de l’ensemble.

Classé Monument Historique en 2007, le domaine protège aujourd’hui la maison principale, le parc, les communs, ainsi que l’ancienne usine et la petite maison d’habitation. Propriété privée, il témoigne de l’innovation industrielle et du raffinement artistique de la Belle Époque, mêlant utilitaire et esthétique dans un cadre naturel préservé.

Les architectes paysagistes Luizet et Barret participèrent à la conception des espaces extérieurs, harmonisant bâtiments et nature. Le domaine illustre ainsi l’alliance entre progrès technique, inspiré par les travaux d’Alfred Gayet sur l’extraction aurifère, et création artistique, caractéristique des résidences bourgeoises de cette période.

Liens externes

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