Don d'Ulrich d'Eschenbach 1168 (≈ 1168)
Ulrich d'Eschenbach fait don du domaine à l'abbaye de Pairis.
1438
Construction du mur d'enceinte
Construction du mur d'enceinte 1438 (≈ 1438)
Un mur d'enceinte et un portail cintré sont construits.
1464
Mention des bâtiments
Mention des bâtiments 1464 (≈ 1464)
Plusieurs bâtiments du domaine sont mentionnés pour la première fois.
1474
Première mention de la chapelle
Première mention de la chapelle 1474 (≈ 1474)
La chapelle Sainte-Barbe est citée pour la première fois.
1507
Agrandissement de la chapelle
Agrandissement de la chapelle 1507 (≈ 1507)
La chapelle Sainte-Barbe est agrandie et reconsacrée.
1525
Saccage du domaine
Saccage du domaine 1525 (≈ 1525)
La ferme et la chapelle sont saccagées et incendiées.
1706-1711
Reconstruction du domaine
Reconstruction du domaine 1706-1711 (≈ 1709)
Les bâtiments en ruine sont détruits et remplacés par l'actuel corps de logis à deux tours.
1747
Reconstruction de la dépendance
Reconstruction de la dépendance 1747 (≈ 1747)
La dépendance est reconstruite, comme l'atteste un ancien linteau.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Le domaine est vendu comme bien national à Jean David Hanhart.
1944
Poste de commandement américain
Poste de commandement américain 1944 (≈ 1944)
Le domaine sert de poste de commandement avancé des troupes américaines.
1996
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1996 (≈ 1996)
L'ensemble du domaine est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de logis : façades, y compris le garde-corps de la terrasse est, et toitures, y compris la charpente ; cave en totalité avec ses locaux annexes ; grand salon. Dépendances : porte de l'ancienne chapelle ; poutre datée de 1747. Puits daté de 1707 dans la cour. Vestiges du mur de clôture avec le portail cintré (cad. 10 109) : inscription par arrêté du 21 juillet 1996
Personnages clés
Ulrich d'Eschenbach
Donateur du domaine à l'abbaye de Pairis.
Jean David Hanhart
Acquéreur du domaine lors de sa vente comme bien national.
Emile Edel
Propriétaire du domaine en 1925, ayant développé une exploitation viticole.
Origine et histoire du domaine du Bouxhof
Située au lieu-dit Bouxhof à Mittelwihr, l'ancienne cour domaniale de l'abbaye de Pairis, dite domaine du Bouxhof, est le seul édifice ancien de la commune conservé après les combats de 1944. Rattachée à l'abbaye cistercienne de Pairis (fondée en 1138), la propriété était principalement consacrée à la viticulture et est attestée dès 1168 par le don d'Ulrich d'Eschenbach, qui y désigna un moine économe. Les plus anciens éléments remontent à la fin du Moyen Âge : un mur d'enceinte et un portail cintré datés de 1438, plusieurs bâtiments sont mentionnés en 1464, et la chapelle Sainte-Barbe est citée pour la première fois en 1474. La chapelle fut agrandie et reconsacrée en 1507, puis la ferme et la chapelle furent saccagées et incendiées lors des troubles de 1525. Le domaine connut l'abandon durant la guerre de Trente Ans (1618-1648) et fut restitué aux cisterciens en 1648. Entre 1706 et 1711, les bâtiments en ruine furent détruits et remplacés par l'actuel corps de logis à deux tours ; la chapelle y fut aussi restaurée, et le puits porte le millésime 1707. La dépendance fut reconstruite en 1747, comme l'attestait un ancien linteau, et la maison avait déjà fait l'objet d'une restauration avant la Révolution. En 1791, le domaine comprenait une maison, une chapelle, une grange, des écuries, une cour et un jardin, des vignes, des terres labourables, des prairies et des forêts ; il fut alors vendu comme bien national à Jean David Hanhart, pour plus de 3,5 millions (valeur actuelle). Le Bouxhof changea encore de mains en 1890 (vente au Dr Goettgens), servit de camp pour prisonniers russes pendant la Première Guerre mondiale et tenta d'abriter un restaurant en 1920 sans succès. En 1925, Emile Edel acquit la propriété ; la famille Edel en est toujours propriétaire et y a développé une importante exploitation viticole. Pendant la Seconde Guerre, la dépendance fut très endommagée et a depuis été en grande partie reconstruite ; la porte en accolade du XVIe siècle, restaurée dans la dépendance, provient de la chapelle disparue. Des transformations récentes ont modifié l'élévation nord et la toiture, les occuli du perron ont été remplacés par des baies modernes, et la terrasse actuelle correspond à un vestige de l'ancien alignement. Le domaine a également servi de poste de commandement avancé des troupes américaines en 1944. L'ensemble fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1996.