Construction du manoir initial XIVe siècle (≈ 1450)
Tour médiane encore visible aujourd’hui.
XVIe siècle
Ajout du donjon carré
Ajout du donjon carré XVIe siècle (≈ 1650)
Relié au manoir existant.
XVIIe siècle
Reconstruction par Germain Ricœur de Bâmont
Reconstruction par Germain Ricœur de Bâmont XVIIe siècle (≈ 1750)
Maître de forges agrandit le château.
4e quart XVIIIe siècle
Transformations majeures du parc
Transformations majeures du parc 4e quart XVIIIe siècle (≈ 1887)
Style préromantique et axialité paysagère.
22 mars 1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 22 mars 1993 (≈ 1993)
Protection des façades, toitures et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments, à l'exclusion des parties modernes de la ferme attenante au château ; murs de clôture du parc, avec leurs piliers et leurs portes ; parc, tel qu'il figure sur le plan joint à l'arrêté, comprenant notamment : au Nord du château, l'herbage situé entre le château et le C.V.O. 3 de l'Aigle à Falaise, non compris la nouvelle église ; à l'Est du château, le parterre, le nouveau potager et son bassin, l'ancien potager, ses murs de clôture, sa fontaine et ses escaliers, les jardins du presbytère ; au Sud du château, les terrains dépendant de la ferme, l'ancien verger et sa contre-allée, le tapis vert, l'herbage reliant les potagers à l'étang de la Fenderie et la butte des émigrés, l'avenue reliant le château à l'étang de la Fenderie, le petit bois, ses allées, ses terrasses et ses fabriques, le temple, l'oisellerie, la grotte du petit bois, la grotte des rochers, les ponts, les embarcadères, la salle verte, la petite île, l'île des deux frères et sa chaumière, l'étang de la Fenderie ; à l'Ouest du château, la grande avenue, l'île appelée Le Rendez-Vous avec son canal, les vestiges de ses ponts-tournants, son obélisque, les terrains situés entre l'île et la grande avenue, l'étang du moulin (cad. A 80, 84, 86 à 89 ; B 2 à 7, 9 à 24) : inscription par arrêté du 22 mars 1993
Personnages clés
Germain Ricœur de Bâmont - Maître de forges
Reconstruit le château au XVIIe siècle.
Hubert d'Andigné - Propriétaire en 1998
Comte possesseur du domaine.
Origine et histoire
Le château du Champ-de-la-Pierre est une demeure reconstruite au XVIIe siècle sur le territoire de la commune du Champ-de-la-Pierre, dans le département de l'Orne, en Normandie. Il est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 1993. Le domaine se compose d’un château entouré d’un parc paysager, marqué par des vallonnements boisés et un vaste étang. Ce parc a obtenu le label Jardin remarquable du ministère de la Culture, soulignant son importance patrimoniale et esthétique.
L’histoire du château remonte à une origine médiévale, avec un petit manoir du XIVe siècle dont subsiste une tour centrale. Au XVIe siècle, un donjon carré fut ajouté, puis relié au manoir existant. Au XVIIe siècle, Germain Ricœur de Bâmont, maître de forges, releva le château et l’agrandit. Après la Révolution, le domaine subit d’importantes transformations aux XVIIIe et XIXe siècles, notamment dans son parc, qui adopta un style préromantique avec des espaces structurés autour d’une grande allée d’arbres.
Le parc se décompose en plusieurs zones distinctes, comme la grande avenue à l’ouest, l’étang de la Fenderie au sud, ou encore des fabriques architecturales (temple, grotte, île des deux frères). Ces éléments illustrent l’art des jardins de la fin du XVIIIe siècle, où la nature et l’architecture s’harmonisent pour créer une composition paysagère axiale centrée sur le château. En 1998, le domaine appartenait au comte Hubert d’Andigné.
Les protections aux monuments historiques couvrent les façades et toitures du château (hors parties modernes de la ferme attenante), les murs de clôture du parc, ainsi que l’intégralité de ses aménagements paysagers. Ces mesures visent à préserver un ensemble architectural et naturel représentatif de l’évolution des demeures seigneuriales et de leur environnement en Normandie.
Le domaine s’inscrit dans un contexte historique lié à l’activité métallurgique locale, comme en témoigne son fondateur, Germain Ricœur de Bâmont, maître de forges. Cette fonction économique, couplée à la dimension résidentielle et paysagère, reflète les mutations sociales et culturelles de la région entre le Moyen Âge et l’époque moderne.
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