Frise chronologique
1577
Acquisition par Catherine de Médicis
Acquisition par Catherine de Médicis
1577 (≈ 1577)
Achat de l’hôtel d’Aulnay pour sa source.
1658
Achat par Louis XIV pour Philippe d’Orléans
Achat par Louis XIV pour Philippe d’Orléans
1658 (≈ 1658)
Début des grands travaux du château.
1785
Achat par Marie-Antoinette
Achat par Marie-Antoinette
1785 (≈ 1785)
Rénovations et décoration intérieure.
1799
Coup d’État du 18 Brumaire
Coup d’État du 18 Brumaire
1799 (≈ 1799)
Napoléon Bonaparte dans l’orangerie.
1810
Mariage de Napoléon Ier et Marie-Louise
Mariage de Napoléon Ier et Marie-Louise
1810 (≈ 1810)
Cérémonie dans la galerie d’Apollon.
13 octobre 1870
Incendie du château
Incendie du château
13 octobre 1870 (≈ 1870)
Destruction pendant la guerre franco-prussienne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cet immeuble fait partie du Domaine national de Saint-Cloud institué par le décret n°2022-906 du 17 juin 2022. Les parties intérieures ont été classées au titre des Monuments historiques intégralement et de plein droit par ce décret.
Personnages clés
| Catherine de Médicis - Reine mère |
Première propriétaire du domaine en 1577. |
| Philippe d’Orléans (Monsieur) - Frère de Louis XIV |
Commanditaire des grands travaux du XVIIe siècle. |
| André Le Nôtre - Jardinier du Roi |
Créateur des jardins à la française. |
| Marie-Antoinette - Reine de France |
Propriétaire en 1785, rénovations intérieures. |
| Napoléon Bonaparte - Premier Consul puis Empereur |
Lieu du coup d’État de 1799. |
| Pierre Mignard - Peintre |
Auteur des plafonds de la galerie d’Apollon. |
Origine et histoire
Le domaine national de Saint-Cloud, situé principalement sur la commune éponyme et partiellement sur Marnes-la-Coquette, Sèvres et Ville-d’Avray (Hauts-de-Seine), est un parc de 460 hectares classé monument historique dès 1900 et labellisé « Jardin remarquable » en 2005. Acquis en 1577 par Catherine de Médicis pour sa source d’eau potable, le domaine fut offert à Jérôme de Gondi, puis agrandi et embelli par ses descendants, dont l’archevêque Jean-François de Gondi au XVIIe siècle, qui en fit un lieu de réception prestigieux aux portes de Paris.
En 1658, le domaine fut acheté par Louis XIV pour son frère Philippe d’Orléans, dit « Monsieur », qui y entreprit d’immenses travaux : agrandissement du parc à 460 hectares, construction d’un château en U par Antoine Le Pautre, et aménagements des jardins par André Le Nôtre, incluant la Grande Cascade. Le château, décoré par Pierre Mignard et autres artistes, devint un symbole du faste versaillais. La propriété passa ensuite entre les mains de figures marquantes comme Henriette d’Angleterre, épouse de Monsieur, puis Élisabeth-Charlotte de Bavière (« la Palatine »), avant d’être vendu à Marie-Antoinette en 1785.
Le domaine fut le théâtre d’événements politiques majeurs, dont le coup d’État du 18 Brumaire (1799) mené par Napoléon Bonaparte dans l’orangerie, son mariage avec Marie-Louise en 1810 dans la galerie d’Apollon, et la proclamation de Napoléon III comme empereur en 1852. Incendié en 1870 lors de la guerre franco-prussienne, le château fut rasé en 1892. Aujourd’hui, le parc abrite des vestiges comme le pavillon de Breteuil (siège du Bureau international des poids et mesures), la manufacture de Sèvres, et des espaces naturels préservés, tout en accueillant des manifestations culturelles comme le festival Rock en Seine.
Parmi les éléments remarquables, la Lanterne de Démosthène, reproduisant un édifice athénien, fut érigée en 1801 et détruite en 1870 par les Prussiens. Le jardin du Trocadéro, créé sous Louis XVIII, et la Grande Cascade, restaurée à plusieurs reprises, témoignent de l’héritage paysager du domaine. Le parc, ouvert au public, conserve aussi des traces des occupations militaires (bunkers de la Seconde Guerre mondiale) et des projets contemporains, comme la future installation du musée du Grand Siècle dans l’ancienne caserne Sully.
Le domaine est géré par le Centre des monuments nationaux depuis 2022 et reste un lieu de mémoire, où des associations militent pour la reconstruction partielle du château, s’inspirant du chantier expérimental de Guédelon. Les fondations, représentant 25 % du volume original, sont toujours visibles. Le parc, avec ses allées, ses fontaines et ses jardins (à la française et à l’anglaise), continue d’attirer visiteurs et événements, perpétuant son rôle historique et culturel en Île-de-France.