Frise chronologique
1136
Achèvement du château
Achèvement du château
1136 (≈ 1136)
Ville neuve fortifiée créée
2e quart XIIe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon
2e quart XIIe siècle (≈ 1237)
Fondation par Louis VI et Amaury de Montfort
1378
Prise par Du Guesclin
Prise par Du Guesclin
1378 (≈ 1378)
Guerre de Cent Ans
1380 (environ)
Démolition par Charles V
Démolition par Charles V
1380 (environ) (≈ 1380)
Destruction partielle du château
1991
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1991 (≈ 1991)
Protection des vestiges et du sol
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon (vestiges) et sol des parcelles (cad. AB 210, 214, 217) : inscription par arrêté du 13 juin 1991
Personnages clés
| Louis VI le Gros - Roi de France |
Commanditaire du donjon vers 1130 |
| Amaury de Montfort - Comte de Montfort |
Cofondateur du château en 1136 |
| Du Guesclin - Connétable de France |
Prit la forteresse en 1378 |
| Charles V - Roi de France |
Ordonna la démolition partielle |
Origine et histoire
Le donjon de Montchauvet, construit au 2e quart du XIIe siècle, est un vestige de la fortification érigée par Louis VI le Gros et Amaury de Montfort lors de la création d'une ville neuve sur ce site stratégique. Ce château, achevé en 1136, s’inscrivait dans un réseau défensif contrôlant les voies entre Paris, Dreux et Évreux, sur une motte féodale surplombant la vallée de la Vaucouleurs. Les fouilles et les ruines actuelles révèlent une structure associée à une double enceinte, dont la Porte de Bretagne subsiste comme trace des fortifications commandées plus tard par Philippe Auguste.
Au fil des siècles, le château de Montchauvet fut un enjeu militaire majeur. En 1378, il fut pris par Du Guesclin pendant la Guerre de Cent Ans, période où la rue du Massacre tire son nom d’une bataille sanglante entre Français et Anglais. Les rois Charles V puis Henri IV ordonnèrent sa démolition complète, réduisant l’édifice à son donjon et à des vestiges souterrains. La motte, aujourd’hui stabilisée par des remblais, abrite toujours des départs de souterrains et une légende locale évoque un trésor caché par des moines ou des protestants sous ses fondations.
Le donjon, classé Monument Historique en 1991 (arrêté du 13 juin), se limite aujourd’hui à des ruines conservées en l’état, propriété de la commune. Le site inclut aussi le sol des parcelles adjacentes (cadastrées AB 210, 214, 217), où un mur de fortification, partiellement visible, s’étend vers la forêt. Bien que l’accès à la motte soit restreint pour éviter les éboulements, le donjon reste un témoignage architectural de l’urbanisation médiévale en Île-de-France, liée à l’expansion capétienne et aux conflits franco-anglais.