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Ecluses à poissons des Sables-Vignier

Ecluses à poissons des Sables-Vignier

    740 Rue de la Chardonnière(Sab-VI)
    17190 Saint-Georges-d'Oléron
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
2000
XVe siècle (?)
Construction présumée
14 juin 2012
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les écluses à poissons (cad. non cadastré, domaine maritime) : inscription par arrêté du 14 juin 2012

Origine et histoire

Les écluses à poissons des Sables-Vignier, situées à Saint-Georges-d'Oléron, forment un ensemble de cinq murs en pierre sèche disposés en demi-cercle dissymétrique. Ces structures, datées du XVe siècle (?), étaient conçues pour maintenir une hauteur d’eau suffisante lors des basses mers, favorisant ainsi la préservation du frai. Leur architecture combine un côté intérieur vertical et un côté extérieur taluté, percé de bouchots équipés de grilles pour réguler l’écoulement de l’eau. À l’intérieur, des aménagements comme des coursives, des murets délimitant des zones de pêche appelées « foue », et des « tas d’attirance » (monticules de pierres abritant sable et algues) stimulaient le développement des arénicoles, essentielles à l’écosystème local.

Ces écluses illustrent une technique de pêche traditionnelle propre à l’île d’Oléron, où la maîtrise des marées et des ressources marines jouait un rôle central dans l’économie locale. Leur construction en pierre sèche, sans mortier, reflète un savoir-faire artisanal adapté aux contraintes du milieu maritime. Classées Monument Historique par arrêté du 14 juin 2012, elles constituent un patrimoine rare, témoignant de l’interaction historique entre les communautés côtières et leur environnement.

Le site des Sables-Vignier, avec ses aménagements spécifiques, offre un exemple remarquable de l’ingéniosité des pêcheurs oléronais pour optimiser les rendements halieutiques. Les « foue » servaient de zones de capture ciblées, tandis que les « tas d’attirance » attiraient naturellement les poissons, créant un système de pêche semi-passif. Ce type d’infrastructure, aujourd’hui protégé, souligne l’importance culturelle et économique de la pêche dans l’identité de l’île, tout en mettant en lumière des pratiques durables ancrées dans le paysage maritime.

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