Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Edifice antique souterrain (vestiges) dans le Rhône

Edifice antique souterrain (vestiges)

    6 Rue des Farges
    69005 Lyon
Propriété de la commune
Crédit photo : Alorange - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
500
600
1800
1900
2000
Fin du Ier siècle
Construction des thermes de la rue des Farges
Fin IVe–début Ve siècle
Thermes de l’avenue Adolphe-Max
1827
Découverte des thermes de l’Antiquaille
5 décembre 1975
Classement des salles des Farges
1974–1980
Fouilles de la rue des Farges
1983
Fouilles avenue Adolphe-Max
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Deux salles avec puits d'accès (voir plan annexé à l'arrêté) (cad. NON CADASTRE) : classement par arrêté du 5 décembre 1975

Personnages clés

Pömpeius Catussa - Utilisateur des bains d’Apollon Mentionné sur une stèle funéraire.
Ullatius - Propriétaire ou donateur des thermes Cité dans une inscription quai Pierre-Scize.

Origine et histoire

Les thermes antiques de Lyon, connus par des fouilles archéologiques, comptent plusieurs établissements thermaux romains. Le plus important, situé rue des Farges sur la colline de Fourvière, date de la fin du Ier siècle et fut abandonné à la fin du IIe ou au début du IIIe siècle. Ce quartier antique, organisé en terrasses, comprenait aussi des maisons, des entrepôts et une nécropole tardive. Les fouilles n’ont révélé qu’une partie des thermes, le reste étant recouvert par le lycée Jean-Moulin.

La présence de thermes à Lugdunum est attestée par deux inscriptions : l’une mentionnant les thermes d’Ullatius (quai Pierre-Scize), l’autre évoquant les bains d’Apollon (stèle funéraire de Pömpeius Catussa). Ces vestiges, comme ceux de l’avenue Adolphe-Max (fin IVe–début Ve siècle), révèlent des techniques romaines typiques : hypocaustes, bassins en marbre et décors caractéristiques.

Les thermes de l’Antiquaille, découverts en 1827, étaient de petite dimension, peut-être privés. Les fouilles de 2011-2012 y ont identifié une pièce chauffée, un bassin et un raccordement à l’égout. Deux autres thermes publics, ceux d’Ullatius et d’Apollon, sont connus par épigraphie, bien que ces derniers puissent correspondre aux thermes de la rue des Farges, où trois autels dédiés à Apollon furent trouvés.

Les thermes de l’avenue Adolphe-Max, fouillés à partir de 1983, datent de la fin du IVe ou du début du Ve siècle. Ce complexe tardif comprenait une palestre, une piscine partiellement couverte, des salles à hypocauste et des fragments de décors typiques. Ces vestiges illustrent l’évolution des pratiques thermales à Lyon durant l’Antiquité tardive.

Les découvertes archéologiques, comme celles des thermes de la rue des Farges (1974–1980), ont permis de reconstituer partiellement la vie quotidienne à Lugdunum. Ces établissements, liés aux activités sociales et hygiéniques, reflètent l’urbanisation romaine et l’importance de la ville comme capitale des Gaules.

Malgré leur état fragmentaire, ces thermes offrent un éclairage précieux sur l’architecture et les usages romains. Leur protection, comme celle des salles classées en 1975, souligne leur valeur patrimoniale. Les sources épigraphiques et archéologiques restent essentielles pour comprendre leur rôle dans la Lugdunum antique.

Liens externes