Construction des thermes de la rue des Farges Fin du Ier siècle (≈ 195)
Quartier thermal abandonné fin IIe–début IIIe siècle.
Fin IVe–début Ve siècle
Thermes de l’avenue Adolphe-Max
Thermes de l’avenue Adolphe-Max Fin IVe–début Ve siècle (≈ 525)
Complexe thermal tardif avec palestre et hypocaustes.
1827
Découverte des thermes de l’Antiquaille
Découverte des thermes de l’Antiquaille 1827 (≈ 1827)
Vestiges d’un petit établissement thermal.
5 décembre 1975
Classement des salles des Farges
Classement des salles des Farges 5 décembre 1975 (≈ 1975)
Protection de deux salles avec puits d’accès.
1974–1980
Fouilles de la rue des Farges
Fouilles de la rue des Farges 1974–1980 (≈ 1977)
Découverte partielle des thermes et du quartier antique.
1983
Fouilles avenue Adolphe-Max
Fouilles avenue Adolphe-Max 1983 (≈ 1983)
Mise au jour d’un complexe thermal tardif.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux salles avec puits d'accès (voir plan annexé à l'arrêté) (cad. NON CADASTRE) : classement par arrêté du 5 décembre 1975
Personnages clés
Pömpeius Catussa - Utilisateur des bains d’Apollon
Mentionné sur une stèle funéraire.
Ullatius - Propriétaire ou donateur des thermes
Cité dans une inscription quai Pierre-Scize.
Origine et histoire
Les thermes antiques de Lyon, connus par des fouilles archéologiques, comptent plusieurs établissements thermaux romains. Le plus important, situé rue des Farges sur la colline de Fourvière, date de la fin du Ier siècle et fut abandonné à la fin du IIe ou au début du IIIe siècle. Ce quartier antique, organisé en terrasses, comprenait aussi des maisons, des entrepôts et une nécropole tardive. Les fouilles n’ont révélé qu’une partie des thermes, le reste étant recouvert par le lycée Jean-Moulin.
La présence de thermes à Lugdunum est attestée par deux inscriptions : l’une mentionnant les thermes d’Ullatius (quai Pierre-Scize), l’autre évoquant les bains d’Apollon (stèle funéraire de Pömpeius Catussa). Ces vestiges, comme ceux de l’avenue Adolphe-Max (fin IVe–début Ve siècle), révèlent des techniques romaines typiques : hypocaustes, bassins en marbre et décors caractéristiques.
Les thermes de l’Antiquaille, découverts en 1827, étaient de petite dimension, peut-être privés. Les fouilles de 2011-2012 y ont identifié une pièce chauffée, un bassin et un raccordement à l’égout. Deux autres thermes publics, ceux d’Ullatius et d’Apollon, sont connus par épigraphie, bien que ces derniers puissent correspondre aux thermes de la rue des Farges, où trois autels dédiés à Apollon furent trouvés.
Les thermes de l’avenue Adolphe-Max, fouillés à partir de 1983, datent de la fin du IVe ou du début du Ve siècle. Ce complexe tardif comprenait une palestre, une piscine partiellement couverte, des salles à hypocauste et des fragments de décors typiques. Ces vestiges illustrent l’évolution des pratiques thermales à Lyon durant l’Antiquité tardive.
Les découvertes archéologiques, comme celles des thermes de la rue des Farges (1974–1980), ont permis de reconstituer partiellement la vie quotidienne à Lugdunum. Ces établissements, liés aux activités sociales et hygiéniques, reflètent l’urbanisation romaine et l’importance de la ville comme capitale des Gaules.
Malgré leur état fragmentaire, ces thermes offrent un éclairage précieux sur l’architecture et les usages romains. Leur protection, comme celle des salles classées en 1975, souligne leur valeur patrimoniale. Les sources épigraphiques et archéologiques restent essentielles pour comprendre leur rôle dans la Lugdunum antique.
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