Construction des usines Hispano-Suiza 1938 (≈ 1938)
Site industriel reconverti en école militaire.
1945
Installation de l'Armée de l'air
Installation de l'Armée de l'air 1945 (≈ 1945)
Début de l’occupation militaire du site.
avril 1949
Création de l'EETAA
Création de l'EETAA avril 1949 (≈ 1949)
Fondation officielle sur la base 722.
1er janvier 1954
Désignation base aérienne 722
Désignation base aérienne 722 1er janvier 1954 (≈ 1954)
Statut officiel de la base.
1961
Formation des arpètes
Formation des arpètes 1961 (≈ 1961)
Lancement du cursus de deux ans.
1962
Remise du drapeau
Remise du drapeau 1962 (≈ 1962)
Symbole officiel par le chef d’état-major.
1963
Baptême « capitaine Albert Raffin »
Baptême « capitaine Albert Raffin » 1963 (≈ 1963)
Hommage à un ancien élève mort.
6 avril 1978
Médaille de l'Aéronautique
Médaille de l'Aéronautique 6 avril 1978 (≈ 1978)
Récompense pour 30 000 techniciens formés.
1er juillet 1990
Nouveau nom : EETAA 722
Nouveau nom : EETAA 722 1er juillet 1990 (≈ 1990)
Réorganisation de l’école.
5 septembre 1999
Première promotion féminisée
Première promotion féminisée 5 septembre 1999 (≈ 1999)
Arrivée des premières femmes élèves.
30 juin 2021
Devenue EETAAE
Devenue EETAAE 30 juin 2021 (≈ 2021)
Intégration de la composante spatiale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Capitaine Albert Raffin - Ancien élève et hommage éponyme
Nom donné à l’école en 1963.
Origine et histoire
L’école d’enseignement technique de l’Armée de l’air et de l’espace (EETAAE) est une institution militaire française dédiée à la formation des techniciens de l’armée de l’air, installée sur la base aérienne 722. Créée en 1949 sur le site des anciennes usines Hispano-Suiza (1938) près de Saintes, elle a d’abord formé des mécaniciens avant de structurer, à partir de 1961, un cursus de deux ans pour les « arpètes », futurs sous-officiers. Son histoire est marquée par des évolutions majeures, comme la féminisation des promotions en 1999 ou son adaptation à la professionnalisation des armées dans les années 1990.
En 1945, l’Armée de l’air s’installe sur le site des usines Hispano-Suiza, construites en 1938 pour assembler des canons de 20 mm destinées aux avions Morane 405, 406 et Dewoitine D.520. Ces ateliers, reconvertis en 1949, deviennent le cœur de l’EETAA, officiellement désignée comme base aérienne 722 en 1954. L’école adopte en 1963 le nom de « capitaine Albert Raffin », un ancien élève mort en Indochine, et reçoit en 1962 son drapeau des mains du chef d’état-major. En 1978, elle est décorée de la médaille de l’Aéronautique pour avoir formé plus de 30 000 techniciens.
L’EETAAE a connu plusieurs réformes, comme la création du Centre de formation militaire élémentaire (CFME) en 2001, dissous en 2015 au profit d’un centre opérationnel à Orange. En 2021, elle intègre la dimension spatiale dans son nom, reflétant l’évolution de l’Armée de l’air. Aujourd’hui, elle forme annuellement 300 élèves techniciens (16-18 ans) en internat, avec une scolarité rémunérée et diplômante, préparant aux métiers de la maintenance aéronautique, de la cyberdéfense ou des communications spatiales. Les diplômés intègrent souvent l’école de Rochefort pour se spécialiser.
Le site de 250 hectares, partagé entre les communes des Gonds et de Thénac, abrite aussi l’aérodrome de Saintes/Thénac. Les pistes de la base aérienne 722, héritées de son passé industriel, servent aujourd’hui à la formation pratique. L’école, qui a formé plus de 46 000 techniciens depuis 1949, reste un pilier de la formation militaire technique en France, alliant instruction académique, discipline et préparation aux métiers de l’aéronautique et de l’espace.
La devise de l’EETAAE, « Honneur, Travail et Discipline », résume son esprit. Les élèves, appelés « arpètes », suivent un parcours exigeant combinant cours techniques (baccalauréat ou CAP), formation militaire (certificats CAM ou CME) et vie en internat. Certains intègrent ensuite des classes préparatoires aux grandes écoles militaires pour devenir officiers. L’école, dirigée par un proviseur et des instructeurs militaires, est un vivier de compétences pour l’Armée de l’air et de l’espace, garantissant aux diplômés un contrat de cinq ans après leurs deux années de scolarité.
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