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Eglise à Saint-Martin-de-Brômes dans les Alpes-de-Haute-Provence

Alpes-de-Haute-Provence

Eglise

    4 Rue de l'Église
    04800 Saint-Martin-de-Brômes
Crédit photo : Suhaknoke - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction de la nef romane
XIVe siècle
Ajout du collatéral sud
XVe siècle
Chapelle nord et clocher
1890-1898
Peintures murales par Gibelin
1959
Inscription aux Monuments Historiques
2016
Restauration des vitraux
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. 20) : inscription par arrêté du 6 mai 1959

Personnages clés

Esprit Michel Gibelin - Peintre aixois Auteur des fresques (1890-1898), élève de Cézanne.
Jean Giono - Écrivain Y maria sa fille dans les années 1960.
Enrico Campagnola - Sculpteur Auteur de la statue de pèlerin (années 1970).

Origine et histoire

L'église Saint-Martin de Saint-Martin-de-Brômes, édifiée principalement au XIIe siècle, est un ancien prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. Sa nef romane, voûtée en berceaux légèrement brisés, et son chœur en cul-de-four témoignent de cette période. Les ajouts ultérieurs — un collatéral sud gothique (XIVe siècle), une chapelle nord dédiée à saint Martin (XVe), et un clocher pyramidal (XVe-XVIe) — lui confèrent une structure en croix latine. L’édifice mêle ainsi harmonieusement les styles roman, gothique et baroque, avec des éléments comme un tabernacle doré du XVIIIe siècle et des vitraux du XIXe restaurés en 2016.

Les peintures murales, réalisées entre 1890 et 1898 par Esprit Michel Gibelin, élève de Cézanne, illustrent des scènes de la vie de saint Martin (partage du manteau, messe miraculeuse) et de la Vierge. Ces toiles, classées ou inscrites aux Monuments Historiques, côtoient des statues remarquables : une nativité de 1614, un saint Antoine du Désert (XVIIe-XVIIIe) lié à la trufficulture locale, et une sainte Philomène (XIXe). L’église, inscrite en 1959, a aussi servi de décor cinématographique (film Mal de Pierres) et de lieu de mariage pour la fille de Jean Giono dans les années 1960.

L’édifice domine le village depuis les aires de la tour, soulignant son rôle central dans la vie communautaire et religieuse. Son patrimoine mobilier — bannière de procession (XIXe), statue de pèlerin par Enrico Campagnola (années 1970) — reflète une histoire vivante, entre dévotion locale et rayonnement culturel. Les restaurations récentes (vitraux en 2016) et sa protection au titre des Monuments Historiques assurent la pérennité de ce témoin des Alpes-de-Haute-Provence.

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