Construction de la nef romane XIIe siècle (≈ 1250)
Voûtée en berceaux brisés, dépendante de Saint-Victor.
XIVe siècle
Ajout du collatéral sud
Ajout du collatéral sud XIVe siècle (≈ 1450)
Voûté sur croisées d'ogives, style gothique.
XVe siècle
Chapelle nord et clocher
Chapelle nord et clocher XVe siècle (≈ 1550)
Dédiée à saint Martin, forme en croix latine.
1890-1898
Peintures murales par Gibelin
Peintures murales par Gibelin 1890-1898 (≈ 1894)
Scènes de saint Martin et de la Vierge.
1959
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1959 (≈ 1959)
Protection de l'édifice et de son mobilier.
2016
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux 2016 (≈ 2016)
Vitraux du XIXe siècle remisés en état.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. 20) : inscription par arrêté du 6 mai 1959
Personnages clés
Esprit Michel Gibelin - Peintre aixois
Auteur des fresques (1890-1898), élève de Cézanne.
Jean Giono - Écrivain
Y maria sa fille dans les années 1960.
Enrico Campagnola - Sculpteur
Auteur de la statue de pèlerin (années 1970).
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Saint-Martin-de-Brômes, édifiée principalement au XIIe siècle, est un ancien prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. Sa nef romane, voûtée en berceaux légèrement brisés, et son chœur en cul-de-four témoignent de cette période. Les ajouts ultérieurs — un collatéral sud gothique (XIVe siècle), une chapelle nord dédiée à saint Martin (XVe), et un clocher pyramidal (XVe-XVIe) — lui confèrent une structure en croix latine. L’édifice mêle ainsi harmonieusement les styles roman, gothique et baroque, avec des éléments comme un tabernacle doré du XVIIIe siècle et des vitraux du XIXe restaurés en 2016.
Les peintures murales, réalisées entre 1890 et 1898 par Esprit Michel Gibelin, élève de Cézanne, illustrent des scènes de la vie de saint Martin (partage du manteau, messe miraculeuse) et de la Vierge. Ces toiles, classées ou inscrites aux Monuments Historiques, côtoient des statues remarquables : une nativité de 1614, un saint Antoine du Désert (XVIIe-XVIIIe) lié à la trufficulture locale, et une sainte Philomène (XIXe). L’église, inscrite en 1959, a aussi servi de décor cinématographique (film Mal de Pierres) et de lieu de mariage pour la fille de Jean Giono dans les années 1960.
L’édifice domine le village depuis les aires de la tour, soulignant son rôle central dans la vie communautaire et religieuse. Son patrimoine mobilier — bannière de procession (XIXe), statue de pèlerin par Enrico Campagnola (années 1970) — reflète une histoire vivante, entre dévotion locale et rayonnement culturel. Les restaurations récentes (vitraux en 2016) et sa protection au titre des Monuments Historiques assurent la pérennité de ce témoin des Alpes-de-Haute-Provence.
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