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Eglise à Prades-d'Aubrac dans l'Aveyron

Aveyron

Eglise

    22 Place de L’Eglise Saint Laurent
    12470 Prades-d'Aubrac
Eglise
Eglise
Crédit photo : User:Aline - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1540-1546
Construction de l'église
1863
Ajout des mystères du Rosaire
1867
Sculptures de Louis Castanié
13 avril 1929
Classement monument historique
1930
Restauration des fresques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 13 avril 1929

Personnages clés

Antoine André - Dom d'Aubrac Initiateur de la construction (1540-1546).
Georges d'Armagnac - Commanditaire Acheva le porche et ses armoiries.
Louis Castanié - Sculpteur Auteur des œuvres de 1867.
Dom André - Abbé Écusson présent sur la voûte.

Origine et histoire

L'église Saint-Laurent de Prades-d'Aubrac, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie, est un édifice religieux construit entre 1540 et 1546. Elle allie les styles gothique et Renaissance, comme en témoignent ses voûtes à liernes et tiercerons, ainsi que son porche orné d’une pietà et d’une inscription latine. Son architecture intérieure comprend une nef flanquée de chapelles latérales, dont celle des Sept-Douleurs et du Rosaire, richement décorées de fresques et sculptures.

L’église a été érigée sous la direction d’Antoine André, dom d’Aubrac, puis achevée par Georges d’Armagnac, dont les armoiries figurent sur le porche. Classée monument historique le 13 avril 1929, elle abrite des éléments remarquables comme un retable de 1669, une chaire en pierre gravée, et des clefs de voûte représentant des figures bibliques. Les travaux de restauration du XXe siècle, comme le retrait du crépi en 1930, ont révélé des fresques médiévales.

Le clocher, de forme octogonale, surmonte une base carrée et se termine par une flèche en charpente. À l’intérieur, les chapelles latérales présentent des asymétries décoratives typiques de la Renaissance, comme une corbeille de fruits et une coquille sculptées. La chapelle du Rosaire, ornée des 15 mystères ajoutés en 1863, et la voûte polychrome du chœur, avec ses pendentifs et son écusson du Dom André, illustrent la richesse artistique de l’édifice.

Parmi les œuvres majeures, on note une Crucifixion et un Père Éternel en bois doré, réalisés par Louis Castanié en 1867. Ces ajouts du XIXe siècle complètent un ensemble architectural marqué par l’héritage médiéval et renaissant. L’église, propriété de la commune, reste un témoignage majeur du patrimoine religieux et artistique de l’Aubrac.

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