Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du clocher roman encore visible.
1762
Reconstruction nef/chœur
Reconstruction nef/chœur
1762 (≈ 1762)
Travaux attestés par pierre de fondation.
3 mars 1926
Classement clocher
Classement clocher
3 mars 1926 (≈ 1926)
Inscription comme Monument Historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher : inscription par arrêté du 3 mars 1926
Personnages clés
| Jean-Baptiste Genin - Maître maçon |
Dirigea la reconstruction de 1762. |
| Toussaint Petit - Maître menuisier/charpentier |
Participe aux travaux de 1762. |
| Jean Louis Deklier-Dellile - Sous-ingénieur des ponts et chaussées |
Conçut les plans de 1762. |
Origine et histoire
L'église paroissiale de Landaville trouve ses origines au XIIe siècle, comme en témoigne son clocher, vestige de l'ancienne travée droite du chœur. Ce clocher, seul élément subsistant de la construction romane, a été classé Monument Historique par arrêté du 3 mars 1926. Il incarne ainsi près de neuf siècles d’histoire religieuse et architecturale locale, marqué par une transition entre les styles médiévaux et les transformations ultérieures.
Au milieu du XVIIIe siècle, la nef et le chœur, jugés vétustes et inadaptés aux besoins de la paroisse, furent entièrement reconstruits en 1762. Cette date est attestée par une pierre de fondation gravée, ainsi que par des sources historiques. Les travaux furent dirigés par deux artisans locaux : Jean-Baptiste Genin, maître maçon, et Toussaint Petit, maître menuisier (et probablement charpentier), tous deux originaires de Landaville. Les plans furent conçus par Jean Louis Deklier-Dellile, sous-ingénieur des ponts et chaussées à Neufchâteau, illustrant une collaboration entre savoir-faire local et expertise technique régionale.
L’édifice, propriété de la commune, reflète ainsi une double identité : un héritage médiéval à travers son clocher roman, et une modernisation éclairée par sa reconstruction du XVIIIe siècle. Ce mélange de périodes témoigne des évolutions architecturales et des besoins cultuels de la communauté, tout en ancrant l’église dans le paysage historique des Vosges et du Grand Est.