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Église de l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix d'Eguelshardt en Moselle

Moselle

Église de l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix d'Eguelshardt

    44 Rue de l'Église
    57230 Éguelshardt
Photographie : Frank C. Müller, Baden-Baden

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1802
Érection en paroisse
1854-1858
Construction de l'église
1948
Installation du nouvel orgue
1949
Pose des vitraux
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Charles Gautiez - Architecte Conçoit les plans néogothiques de l’église.
Jean-Dominique Bourguignon - Entrepreneur Supervise la construction à Landroff.
Mgr Thomas - Représentant de l’évêque de Metz Ordonnance lançant la construction en 1854.
Willy Meurer - Facteur d’orgues Fournit l’orgue en 1948 après destruction.

Origine et histoire

L’église de l’Exaltation-de-la-Sainte-Croix, située à Éguelshardt dans le département de la Moselle, est un édifice religieux de style néogothique construit entre 1854 et 1858. Elle remplace une chapelle du cimetière, devenue trop exiguë et dégradée pour accueillir les fidèles, contraints d’assister aux offices en extérieur. L’initiative de sa construction émane d’une ordonnance de Mgr Thomas, représentant de l’évêque de Metz, et s’inscrit dans le contexte de l’essor démographique et paroissial du village, érigé en paroisse indépendante en 1802 après avoir été une filiale de Schorbach.

L’architecte messin Charles Gautiez (1809-1856) conçoit les plans de l’église, tandis que l’entrepreneur Jean-Dominique Bourguignon, originaire de Landroff, supervise les travaux. L’édifice, en grès rose, adopte un plan basilical avec transept et chœur polygonal, typique du néogothique. Son clocher de 28 mètres abrite trois cloches totalisant 963 kg, et son intérieur intègre des éléments comme une chapelle de pénitence, une grotte de Lourdes, et des peintures allégoriques. Les vitraux, offerts par des familles locales en 1949, ainsi que l’orgue de Willy Meurer (1948) remplaçant celui détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, témoignent des évolutions et restaurations du monument.

L’église s’inscrit dans l’histoire religieuse du pays de Bitche, région marquée par une forte identité catholique. Son mobilier, incluant un maître-autel néo-gothique, une statue de la Vierge de l’Assomption, et un ensemble de 16 verrières figurées, reflète l’artisanat local et les dons communautaires. Inscrite à l’Inventaire topographique de la Lorraine, elle illustre l’architecture ecclésiastique du XIXe siècle et son rôle central dans la vie paroissiale, entre traditions et adaptations modernes.

Liens externes