Frise chronologique
Xe-XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Xe-XIe siècle (≈ 1150)
Murs en *opus spicatum* et nef primitive.
1175
Donation au prieuré
Donation au prieuré
1175 (≈ 1175)
Nicolas de la Londe offre l'église à Bourg-Achard.
XVe-XVIe siècle
Transformations majeures
Transformations majeures
XVe-XVIe siècle (≈ 1650)
Porte sud et lambris de couvrement ajoutés.
1971
Classement MH
Classement MH
1971 (≈ 1971)
Inscription église et croix de cimetière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 24) : inscription par arrêté du 8 avril 1971
Personnages clés
| Nicolas de la Londe - Donateur |
Offrit l'église au prieuré en 1175. |
Origine et histoire
L'église de la Sainte-Trinité de La Trinité-de-Thouberville trouve ses origines au Xe ou XIe siècle, comme en attestent ses murs en silex disposés en opus spicatum, une technique caractéristique de cette période. L'édifice, initialement placé sous le patronage du prieuré de Bourg-Achard, fut agrandi au XIIe siècle, puis doté d'une porte sud gothique au XVe siècle et d'un lambris de couvrement Renaissance au XVIe siècle. Ces transformations reflètent son importance croissante dans la région du Roumois, alors marquée par une organisation féodale et religieuse structurée autour des prieurés.
En 1175, Nicolas de la Londe offrit l'église au prieuré de Bourg-Achard, acte qui scella son destin monastique pour les siècles suivants. Ce lien avec Bourg-Achard s'inscrit dans un contexte territorial plus large : au XIe siècle, Thouberville formait un vaste domaine s'étendant sur quatre communes actuelles (La Trinité-de-Thouberville, Saint-Ouen-de-Thouberville, Caumont et Bourg-Achard). La toponymie de la commune, combinant La Trinité (hagiotoponyme chrétien) et Thouberville (dérivé du nom anglo-scandinave Thorbert), témoigne de cette histoire médiévale entre héritage viking et christianisation normande.
Classée Monument Historique en 1971, l'église conserve des éléments remarquables comme sa nef primitive et sa croix de cimetière des XVe-XVIe siècles. Ces vestiges s'inscrivent dans un paysage rural normand, où les édifices religieux servaient de pivots sociaux et spirituels pour des communautés agricoles. La proximité de la vallée de la Seine et des forêts environnantes (comme celle de la Londe-Rouvray) a également influencé l'économie locale, entre cultures céréalières et exploitation forestière, activités centrales depuis le Moyen Âge.