Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification première de l’église et tour fortifiée.
1441
Date gravée
Date gravée
1441 (≈ 1441)
Pierre en réemploi mentionnant le début des travaux.
1538
Fondation chapelle Notre-Dame de Grâces
Fondation chapelle Notre-Dame de Grâces
1538 (≈ 1538)
Par le prieur Charles de la Baume.
1716
Agrandissement de la nef
Agrandissement de la nef
1716 (≈ 1716)
Début des reconstructions majeures.
1733–1735
Construction du chœur et sacristie
Construction du chœur et sacristie
1733–1735 (≈ 1734)
Par Antoine Ulo et Vincent Julian.
1736
Consécration sous Saint-Mayeul
Consécration sous Saint-Mayeul
1736 (≈ 1736)
Par l’évêque de Die, Daniel Joseph de Cosnac.
17 juillet 1926
Protection Monument Historique
Protection Monument Historique
17 juillet 1926 (≈ 1926)
Inscription de la façade.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Charles de la Baume - Prieur |
Fonde la chapelle Notre-Dame de Grâces en 1538. |
| Vincent Julian - Entrepreneur |
Auteur des plans du chœur (1733–1735). |
| Antoine Ulo - Maître maçon |
Construisit chœur et sacristie (1733–1735). |
| Daniel Joseph de Cosnac - Évêque de Die |
Consacre l’église en 1736 sous Saint-Mayeul. |
Origine et histoire
L’église de Rousset-les-Vignes, orientée au nord-est, intègre une tour de l’ancienne fortification transformée en sacristie, ainsi que deux tours circulaires aveugles. Construite en moellons de calcaire partiellement enduits (sauf le porche et la façade en moyen appareil), elle est couverte de tuiles creuses et surmontée d’un clocher-mur à trois baies en arc brisé. Son plan irrégulier comprend une nef unique voûtée en berceau, un chœur à cinq pans, et quatre chapelles latérales (Saint-Vincent, Saint-Joseph, Notre-Dame de Grâce, et la Vierge), chacune dotée de voûtes distinctes (ogives, arêtes, ou berceaux). La façade, réparée à plusieurs reprises, conserve des éléments en réemploi, dont une pierre datée de 1441 et des corbeaux romans, témoignages des édifices antérieurs.
La chapelle de Rousset est mentionnée dès le XIVe siècle dans le pouillé de Die. Au XVIe siècle, deux églises paroissiales coexistent : Sainte-Marie-Magdeleine (dans l’enceinte, proche du prieuré) et Saint-Mayeul (hors les murs, dans le cimetière). En 1664, Saint-Mayeul, en mauvais état, est abandonnée au profit de Sainte-Magdeleine, qui intègre alors les chapelles Notre-Dame de Grâces (fondée en 1538 par le prieur Charles de la Baume) et Notre-Dame de Pitié (liée aux seigneurs Alrics de Cornillan). Une reconstruction majeure a lieu au XVIIIe siècle : la nef est agrandie en 1716, le chœur à cinq pans et la sacristie sont bâtis entre 1733 et 1735 par Antoine Ulo (maître maçon) sur les plans de Vincent Julian, et l’église est consacrée sous le vocable de Saint-Mayeul en 1736.
Les modifications se poursuivent aux XIXe et XXe siècles : assainissement de la chapelle Saint-Joseph (1842), démolition partielle de la façade (1869), adjonction d’un appentis (1877), et construction d’un perron ovale (1879). La façade, restaurée en 2000, conserve des traces des réemplois médiévaux, comme des pierres de l’hôpital démoli en 1716 ou de l’ancienne église Saint-Mayeul. L’édifice, classé Monument Historique pour sa façade en 1926, illustre l’évolution architecturale et religieuse du village, des origines médiévales aux transformations modernes.