Construction initiale limite VIe-VIIe siècles (≈ 750)
Édifice paléochrétien en moellons et tuf.
1300
Premier compte décimal
Premier compte décimal 1300 (≈ 1300)
Revenus estimés à 26 livres (diocèse de Senez).
XIVe siècle
Remaniements médiévaux
Remaniements médiévaux XIVe siècle (≈ 1450)
Modifications de l’arc triomphal et baies.
1830-1832
Transfert de la paroisse
Transfert de la paroisse 1830-1832 (≈ 1831)
Remplacée par l’église de la Rivière.
11 septembre 2006
Inscription MH
Inscription MH 11 septembre 2006 (≈ 2006)
Protection de l’édifice et de son sol.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
milieu XXe siècle
Abandon du site
Abandon du site milieu XXe siècle (≈ 2050)
Cessation d’usage comme chapelle.
Patrimoine classé
L'église, ainsi que le sol de la parcelle WD 105 : inscription par arrêté du 11 septembre 2006
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
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Origine et histoire
L’église Saint-Pons, dite aussi chapelle Saint-Pons, est un édifice religieux situé à Peyroules, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Datant de la limite des VIe-VIIe siècles avec des remaniements au XIVe siècle, elle se distingue par son architecture paléochrétienne : nef trapézoïdale, abside semi-circulaire outrepassée, et murs en moellons équarris. Son arc triomphal, ses portes en plein cintre et ses baies en tuf la rattachent aux églises de l’Antiquité tardive, malgré des modifications médiévales comme la reprise de l’arc triomphal ou l’ajout d’une fenêtre rectangulaire dans l’abside.
Utilisée comme église paroissiale sous le vocable ecclesia de Petrolis jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, elle est mentionnée dans les comptes diocésains de Senez (1300, 1376, XVIe siècle) avec des revenus estimés entre 12 deniers et 26 livres. Son déclin débute au XIXe siècle après la construction d’une nouvelle église au hameau de la Rivière (1830-1832), où la paroisse est transférée. Devenue chapelle Saint-Antoine, elle est abandonnée au milieu du XXe siècle avant d’être sauvée par la municipalité au XXIe siècle. La nef, aujourd’hui découverte, conserve des murs consolidés et une abside recouverte de tuiles creuses.
L’édifice est inscrit aux monuments historiques en 2006 pour son intérêt architectural et historique. Ses caractéristiques — plan irrégulier, multiplicité des portes, chaînes d’angle en moellons — évoquent les églises wisigothiques du Languedoc ou Saint-Hermentaire de Draguignan. Le fragment de retable en gypserie subsistant dans l’abside et les corbeaux attestant d’une ancienne tribune soulignent son évolution liturgique. Après des siècles d’usage paroissial, puis chapellenie, elle incarne aujourd’hui le patrimoine religieux rural provençal, entre héritage paléochrétien et adaptations médiévales.
Les matériaux locaux, comme le tuf pour les baies et la voûte en cul-de-four, reflètent les techniques de construction régionales. Le sol pavé de carreaux en terre cuite et l’élévation d’une marche dans l’abside révèlent une organisation spatiale pensée pour le culte. Les comptes décimaux et synodaux du diocèse de Senez (XIVe-XVIe siècles) confirment son rôle économique et spirituel dans la communauté, avant son remplacement par la succursale de la Rivière. Son sauvetage récent témoigne de l’attachement local à ce monument, symbole de la continuité historique de Peyroules.
La précision de sa localisation reste médiocre (niveau 5/10), mais son adresse administrative (04120 Peyroules) et son code Insee (04148) la situent clairement dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Propriété communale, elle est protégée avec le sol de sa parcelle WD 105 depuis l’arrêté du 11 septembre 2006. Bien que fermée à la visite, sa structure consolidée permet d’envisager une valorisation future, dans un territoire marqué par l’architecture chrétienne ancienne et les paysages provençaux.
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