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Eglise à Saint-Romain-de-Surieu dans l'Isère

Isère

Eglise

    2 Surieu
    38150 Saint-Romain-de-Surieu
Eglise
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Crédit photo : cliché C. D. ; Blanchard éditeur à Vienne - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
…
1400
1500
…
1800
1900
2000
908
Première mention supposée
1075
Charte attestant la chapelle
fin XIVe siècle
Déclin du village de Surieu
début XVIIIe siècle
Premiers registres paroissiaux
19 octobre 1927
Inscription aux Monuments Historiques
1980
Installation des carmélites
1984
Fouilles archéologiques
fin XIXe siècle
Restauration et statut paroissial
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 19 octobre 1927

Personnages clés

Joseph de Faure - Bienfaiteur Finance le relèvement de l’église en 1871.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame de Surieu, aussi appelée Église Sainte-Marie, est un édifice roman construit entre les XIe et XIIe siècles sur le promontoire de l’ancien village de Surieu, dans la commune actuelle de Saint-Romain-de-Surieu (Isère). Elle est associée à un site castral, dont il ne subsiste qu’une tour ronde et des remparts partiels. Son emplacement suggère une origine de chapelle castrale, liée au château disparus, ancien chef-lieu de mandement. Le village de Surieu, construit autour de ce château, décline à partir de la fin du XIVe siècle au profit de Saint-Romain-de-Surieu et La Chapelle-de-Surieu, situés plus près des axes de communication et de la rivière Sanne. Malgré ce déclin, une activité artisanale persiste sur le site, comme en témoignent les fouilles de 1980-1983 révélant des ateliers de potiers actifs du XIe au XVIe siècle.

La première mention écrite de la chapelle remonte à 908, mais c’est une charte de 1075 qui la cite avec certitude sous le vocable de Sainte Marie ou Marie mère de Dieu. Elle n’acquiert un registre paroissial qu’au XVIIIe siècle et ne devient église paroissiale qu’après une restauration majeure à la fin du XIXe siècle. Une seconde restauration intervient au XXe siècle. En 1980, la mairie propose le site aux carmélites, qui y établissent un monastère autour de l’église. Depuis, une communauté d’une quinzaine de moniales, originaire de Paray-le-Monial, y réside, tout en maintenant l’accès public à la chapelle, désormais sous le vocable de Notre-Dame. L’édifice est inscrit aux monuments historiques depuis le 19 octobre 1927.

L’architecture de l’église, orientée et de plan simple, comprend une nef non voûtée suivie d’un chœur à une travée voûtée d’arêtes, prolongé par une abside en cul-de-four. Les dimensions atteignent environ 25 mètres de long pour 10 mètres de large. Un arc triomphal en plein cintre, reposant sur des piliers carrés cannelés, sépare la nef du chœur. Bien que la plupart des élévations datent des restaurations, des éléments du XIe siècle sont réutilisés, notamment dans la travée du chœur. La façade ouest présente une porte principale surmontée d’une archivolte géométrique et d’un linteau sculpté d’entrelacs et d’une croix cerclée. À l’intérieur, une cuve baptismale en marbre blanc du XIIe siècle, classée, rappelle que les paroissiens de Saint-Romain montaient autrefois à Notre-Dame pour les baptêmes. Une plaque commémore aussi le relèvement de l’édifice en 1871 par Joseph de Faure.

Le clocher, de forme rectangulaire, est percé au dernier étage de six paires de fenêtres bigéminées. Adossé à la face nord, il domine l’ensemble. L’église abrite aujourd’hui une clôture monastique en bois délimitant l’espace des carmélites. Les fouilles archéologiques ont également mis au jour des traces d’une hôtellerie, d’un chaudronnier et d’un maréchal-ferrant, illustrant la persistance d’une vie économique sur le site malgré le déclin du village médiéval.

Depuis 1984, le monastère des carmélites anime le lieu, perpétuant une vocation spirituelle vieille de plus d’un millénaire. L’église, bien que restaurée, conserve des traces de son passé médiéval, entre fonction religieuse, rôle défensif et activité artisanale. Son inscription aux monuments historiques en 1927 souligne son importance patrimoniale, tant pour son architecture romane que pour son histoire liée à l’organisation féodale et monastique de la région.

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