Protection MH 17 juin 1947 (≈ 1947)
Inscription église et calvaire
1970 et 1994
Restaurations
Restaurations 1970 et 1994 (≈ 1994)
Réhabilitation en local communal
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise et calvaire situé contre le côté Est (cad. E 165) : inscription par arrêté du 17 juin 1947
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur
Origine et histoire
L'église de Lézigneux, mentionnée dès le XIe siècle dans le cartulaire de Savigny, est dédiée à saint Martin puis à Notre-Dame à partir du XIVe siècle. L'édifice actuel, daté du XVe siècle avec des travaux probablement achevés au début du XVIe siècle, présente une architecture contrastée entre ses parties nord et sud. Il comprend une nef centrale de trois travées, des bas-côtés, et un clocher à trois niveaux surplombant le collatéral sud. Construite en moellons de granite et pierre de taille, l'église arbore un portail en arc brisé et des voûtes d'ogives ornées de clefs sculptées. Les supports intérieurs varient entre colonnes, piliers et culots, tandis que des niches et placards sont intégrés aux murs.
Au fil des siècles, l'église subit plusieurs modifications : surélévation des murs, ajout de fenêtres au XVIIIe siècle, et décaissement du sol en 1844. Devenue trop exiguë après le rattachement d'une partie de La Rivière-en-Lavieu en 1830, elle est partiellement détruite à partir de 1889 pour laisser place à une nouvelle église. Seul le clocher, utilisé comme prison municipale, est conservé jusqu'en 1937. L'ancienne église, restaurée en 1970 et 1994, sert aujourd'hui de local communal pour des expositions ou événements, tandis que le calvaire adjacent est protégé depuis 1947.
Les registres de fabrique révèlent des travaux mineurs aux XVIIIe et XIXe siècles, comme l'agrandissement d'une fenêtre nord. L'édifice, propriété communale, illustre l'évolution des besoins religieux et civils d'une paroisse rurale. Son architecture mêle des éléments gothiques tardifs (voûtes, portail) et des adaptations ultérieures, reflétant les contraintes techniques et sociales de son époque. La conservation partielle du clocher témoigne de son importance symbolique pour la communauté, malgré la construction d'un nouvel édifice.
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