Inauguration de la chapelle en bois 18 mai 1947 (≈ 1947)
Surnommée « la baraque », financée par la Suisse.
23 mai 1954
Inauguration du temple en pierre
Inauguration du temple en pierre 23 mai 1954 (≈ 1954)
Architecture romane et scandinave.
1995
Classement à l'inventaire général
Classement à l'inventaire général 1995 (≈ 1995)
Reconnaissance patrimoniale du temple.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
François Vatable - Curé et traducteur
Auteur d’une traduction condamnée en 1545.
Gédéon Laffay - Pasteur fondateur
Dirige la communauté protestante dès 1892.
Henri Sellier - Maire de Suresnes
Porta le projet du temple dans les années 1930.
Origine et histoire
L’église luthérienne de la Réconciliation, aussi appelée temple protestant de Suresnes, est un lieu de culte luthérien situé dans les Hauts-de-Seine. Elle appartient à l’Église protestante unie de France et se distingue par son architecture mêlant influences romanes et scandinaves. Son histoire reflète l’évolution du protestantisme dans cette commune proche de Paris, marquée par des conflits religieux et une présence protestante ancienne.
Les origines du protestantisme à Suresnes remontent au XVIe siècle, avec des figures comme François Vatable, curé local et traducteur de l’Ancien Testament, condamné par la Sorbonne. Pendant les guerres de Religion, la ville fut un enjeu entre huguenots et catholiques, subissant la destruction de son église Saint-Leufroy en 1590. Un cimetière protestant pour les mercenaires suisses y fut également établi sous l’Ancien Régime, témoignant d’une présence protestante discrète mais durable.
Au XIXe siècle, une communauté protestante méthodiste se forme rue Sainte-Apolline (actuelle rue Berthelot), dirigée par le pasteur Gédéon Laffay. Elle rejoint la confession réformée en 1907, puis l’Église évangélique luthérienne en 1921. Malgré des conditions modestes, les fidèles persistent à Suresnes, refusant de rejoindre les paroisses voisines. L’idée d’un temple dédié émerge dans l’entre-deux-guerres, portée par le maire Henri Sellier lors de la création de la cité-jardin.
Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que le projet aboutit. En 1947, une chapelle en bois surnommée « la baraque », financée par la mission suisse, est inaugurée avenue d’Estournelles-de-Constant. Elle célèbre la réconciliation post-conflit. En 1954, un temple en pierre la remplace, combinant des éléments architecturaux romans et scandinaves. Classé à l’inventaire général du patrimoine en 1995, il reste un symbole de la persévérance protestante à Suresnes.
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