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Église Notre-Dame d'Argenton-Notre-Dame en Mayenne

Mayenne

Église Notre-Dame d'Argenton-Notre-Dame

    3 Place Pierre Delanoe
    53290 Argenton-Notre-Dame

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
milieu du XIIe siècle
Construction initiale
19 novembre 1559
Fondation de la chapelle Saint-Étienne
17 mars 1711
Bénédiction des cloches
19 mars 1777
Pose du maître-autel
10 juillet 1779
Translation de sainte Flore
début du XIXe siècle
Incendie partiel
14 mars 1906
Inventaire des biens
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Étienne Regnaut - Fondateur de chapelle Créa la chapelle Saint-Étienne en 1559
Mme de Quatrebarbes - Donatrice de reliques Offrit la relique de sainte Flore
François Maumousseau - Curé en 1777 Bénit la première pierre du maître-autel
Michel Guillaume - Fondeur de cloches Réalisa les cloches en 1711
Abbé Angot - Historien local Décrivit l'église comme une *chapelle de communauté*
Renée de Possard - Bienfaitrice Fonda la messe du lundi

Origine et histoire

L'église Notre-Dame d'Argenton-Notre-Dame, édifiée au milieu du XIIe siècle, illustre l'architecture romane par son plein cintre et ses ogives naissantes. Son clocher, érigé sur la croisée du transept, domine un plan en croix formé par les chapelles Saint-Sébastien et Sainte-Émérantienne, auxquelles s'ajoute une troisième chapelle latérale plus récente. L'édifice, dédié à la Sainte Vierge, conserve des traces de sa vocation communautaire à travers ses peintures murales et vitraux offerts par les fidèles, reflétant une piété collective caractéristique des églises rurales.

Au XVIe siècle, la chapelle Saint-Étienne de la Fautraise y fut rattachée, fondée en 1559 par Étienne Regnaut et dotée de revenus issus des closeries de Soulioche et d'Ardanne. Le temporel imposait trois messes hebdomadaires, annoncées par les gobets de la grosse cloche. L'église abritait aussi des reliquaires d'argent et une croix du même métal, inventoriés en 1699 par l'évêque d'Angers. Deux cloches, fondues en 1711 par Michel Guillaume de Craon, furent bénites cette année-là, tandis qu'en 1777, la pose de la première pierre du maître-autel marqua une rénovation majeure.

Le 10 juillet 1779, une relique de sainte Flore, offerte par Mme de Quatrebarbes via l'évêque de Nantes, fut solennellement translatée depuis l'église Saint-Michel. Malgré un état jugé assez bon en 1802, l'édifice souffrit d'un incendie au début du XIXe siècle, perdant une partie de sa toiture et ses lambris. L'inventaire de 1906, marqué par l'affluence, révéla un patrimoine mobilier riche, incluant trois retables du XVIIe siècle et des lambris du XIXe, témoins de son évolution architecturale et liturgique.

Les messes fondées par des bienfaiteurs locaux, comme Renée de Possard ou Étienne Guillot, chanoine de Jarzé, soulignent l'ancrage de l'église dans la vie sociale et religieuse du bourg. Son rôle de lieu de culte et de rassemblement transparaît aussi dans les dons de vitraux par les familles, domestiques et enfants, créant une décoration intérieure comparable à une chapelle de communauté, selon l'abbé Angot. Ces éléments illustrent la place centrale de l'édifice dans la mémoire collective d'Argenton-Notre-Dame.

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