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Église Notre-Dame de Bourgmoyen dans le Loir-et-Cher

Église Notre-Dame de Bourgmoyen

    19 Rue Hubert Fillay
    41000 Blois

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
696
Fondation mérovingienne
1105
Attestation de l'édifice roman
1122
Passage aux chanoines augustins
1273
Installation des dominicains
1790
Dissolution révolutionnaire
1806
Destruction de l’église
1940
Bombardements allemands
1945
Classement de la crypte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Jean Iᵉʳ de Blois-Châtillon - Comte de Blois Ordonna la construction d’un nouvel édifice en 1273.
Henri Petit de Villanteuil - 1ʳᵉ maire élu de Blois Supervisa la vente des biens de l’abbaye.
Guillon - Entrepreneur blésois Transforma l’église en écurie avant 1806.
Augustin Thierry - Historien local Collège de Blois nommé en son honneur.

Origine et histoire

L’abbaye Notre-Dame de Bourg-Moyen, fondée à Blois entre le VIIe et le XIe siècle, était initialement un monastère mérovingien dédié à Sainte-Marie. Transformée en abbaye augustinienne en 1122, elle rivalisait avec l’abbaye Saint-Laumer, plus favorisée par les rois et comtes. Son édifice roman, attestée en 1105, fut partiellement détruit lors des guerres de Religion (XVIe siècle) avant d’être reconstruit jusqu’à la Révolution.

En 1273, le comte Jean Ier de Blois-Châtillon y installa les dominicains, remplaçant l’abbatiale Saint-Gervais. Fortifiée au XIVe siècle avec une enceinte et des tours crénelées, l’abbaye subit des dommages pendant les conflits religieux. Au XVIIIe siècle, ses biens furent saisis comme biens nationaux, et ses bâtiments, vendus ou transformés (collège au XIXe siècle).

La crypte, seule vestige notable avec une plaque commémorative, fut classée monument historique en 1945. L’abbaye, détruite en 1940 par des bombardements, laissa place au square Valin-de-la-Vaissière. Son histoire reflète les tensions religieuses locales, de sa fondation mérovingienne à sa dissolution révolutionnaire, en passant par ses rôles éducatif et défensif.

Architecturalement, l’église abbatiale, en croix latine, comportait une crypte semi-enterrée, un clocher-porche, et une tour lanterne éclairant le chœur. Ses murs épais (1,5 m) et ses contreforts témoignent de son style roman. La basse cour abritait des dépendances (écurie, graineteries), tandis que la haute cour incluait cimetière et jardins, protégés par une muraille du XIVe siècle.

Après les destructions protestantes, un logis abbatial et une flèche de charpente furent ajoutés. La muraille bordant la Loire fut partiellement démolie au XVIIIe siècle pour aménager un quai et une terrasse boisée. Ces modifications illustrent son adaptation aux besoins militaires, économiques (récupération des pierres en 1806) et urbains (collège Augustin-Thierry).

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