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Frise chronologique
14-15 novembre 1944
Incendie destructeur
Incendie destructeur
14-15 novembre 1944 (≈ 15)
Seules tour-porche et escalier épargnées
Moyen Âge
Premières attestations
Premières attestations
Moyen Âge (≈ 1125)
Église mentionnée dès cette période
1713
Construction de la tour-porche
Construction de la tour-porche
1713 (≈ 1713)
Réalisée par Giovan Betto
1946
Église provisoire
Église provisoire
1946 (≈ 1946)
Structure préfabriquée accolée aux vestiges
17 septembre 1955
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
17 septembre 1955 (≈ 1955)
Début de la reconstruction actuelle
6 juin 1957
Bénédiction de l’église
Bénédiction de l’église
6 juin 1957 (≈ 1957)
Avant sa consécration en 1963
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Giovan Betto - Architecte |
A construit la tour-porche en 1713 |
| Marcel Texier - Architecte |
Conçut la reconstruction en 1955 |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Corcieux, attestée dès le Moyen Âge, fut partiellement détruite par un incendie en novembre 1944. Seules la tour-porche et la tour d’escalier du XVIIIe siècle survécurent. L’ancienne église, datant du XIVe siècle avec des réaménagements aux XVIIe et XIXe siècles, présentait une structure de halle-basilique à trois vaisseaux, un chœur polygonal et des colonnes en grès. Ses fonts baptismaux et l’autel de sainte Catherine témoignaient de son histoire médiévale.
Après la Seconde Guerre mondiale, une église provisoire en préfabriqué fut érigée en 1946, accolée à la tour-porche conservée. La reconstruction définitive débuta en 1955 sous la direction de l’architecte Marcel Texier. La première pierre fut posée le 17 septembre 1955, et l’édifice fut bénit en 1957 avant d’être consacré en 1963. La nouvelle église, en moellons de grès et charpente métallique, adopte un plan en T avec un vaisseau unique et un chevet orné d’une rose.
L’ancienne église, avant sa destruction, combinait des éléments gothiques (colonnes octogonales, chœur du XIVe siècle) et des ajouts baroques (tour-porche de 1713 par Giovan Betto, voûtes en plâtre du XIXe siècle). La tour-porche, à quatre niveaux surmontés d’un bulbe à lanternon, reste le vestige le plus emblématique du passé. Le sous-sol de la nouvelle église abrite une chapelle, des salles de catéchisme et des équipements techniques, reflétant son adaptation aux besoins paroissiaux modernes.
La reconstruction d’après-guerre illustre la résilience de la communauté locale, avec un édifice alliant tradition (réutilisation de la tour-porche) et modernité (structure en béton léger, charpente métallique). Le site, situé à 540 mètres d’altitude dans les Vosges, conserve ainsi une continuité historique malgré les destructions, tout en marquant l’évolution architecturale et liturgique du XXe siècle.