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Église Notre-Dame-de-l'Assomption dans les Landes

Landes

Église Notre-Dame-de-l'Assomption

    2 Avenue de la Gare
    40200 Mimizan

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1879
Décision de construction
mars 1887
Don de terrains
1887-1891
Construction de l’église
1898-1899
Destruction partielle ancienne église
1940-1944
Occupation allemande
2003-2004
Restauration de l’orgue
3 novembre 2019
Tempête Amélie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Madame Marrast (née Texoères) - Donatrice Offre terrains et bâtiments en 1887.
Érasme Maumen - Architecte départemental Conseille la destruction partielle en 1887.
J. Guiraud - Marbrier toulousain Réalise le maître-autel en 1893.
Gustave-Pierre Dagrand - Maître-verrier bordelais Auteur des vitraux (1889-1890).
Louis Debierre - Facteur d’orgue nantais Conçoit l’orgue en 1888.
Anton et Xenia Dénikine - Réugiés russes (1940-1945) Témoins des événements locaux pendant l’Occupation.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Mimizan est construite entre 1887 et 1891 pour remplacer l’ancienne église Sainte-Marie, jugée trop vétuste. Le projet, décidé en 1879, est accéléré par le don de terrains et bâtiments par Madame Marrast, issue d’une famille locale influente. L’édifice, de style néoclassique et néogothique, est consacré le 3 mai 1891 par l’évêque d’Aire et de Dax. Seuls subsistent de l’ancienne église le clocher-porche, les autres parties étant détruites entre 1898 et 1899.

Le mobilier intérieur reflète une richesse artistique : le maître-autel en marbre blanc et rouge, réalisé en 1893 par le marbrier toulousain J. Guiraud, représente la Cène. La chaire et les confessionnaux, de style néogothique (1890-1895), côtoient des statues comme une Vierge à l’Enfant du XVIIIe siècle, héritée de l’ancienne église. Les peintures murales du chœur (1902), signées Millet, et les vitraux de Gustave-Pierre Dagrand (1889-1890) illustrent des scènes religieuses, dont l’Assomption, l’Annonciation et des saints locaux comme Galactoire de Lescar.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’église devient un témoin des tensions locales. En 1943, les autorités allemandes y interdisent les rassemblements patriotiques, tandis qu’en juin 1944, les cloches sont réduites au silence pour éviter tout signal. Le clocher est occupé par des soldats jusqu’en août 1944. Après la Libération, l’horloge de l’église est rétablie à l’heure française, marquant symboliquement la fin de l’Occupation. En 2019, la tempête Amélie endommage partiellement sa toiture.

L’orgue symphonique, acquis en 2003 par l’association des Amis de l’orgue de Mimizan, est un instrument historique construit en 1888 par Louis Debierre. Restauré par Robert Chauvin, il est inauguré en 2004. Son buffet de style Second Empire, orné de médaillons représentant Rameau, Bach, Haendel et Saint-Saëns, et ses 840 tuyaux en étain en font une pièce majeure du patrimoine local.

L’église abrite également un tableau commémoratif de 1920 dédié aux morts de la Première Guerre mondiale, en marbre blanc, ainsi que des statues en plâtre polychrome de saints (Joseph, Thérèse de l’Enfant-Jésus, Jeanne d’Arc) datant de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle. Ces éléments illustrent son rôle mémoriel et spirituel dans la communauté mimizannaise.

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