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Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse en Haute-Garonne

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Architecture gothique méridionale
Haute-Garonne

Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse

    Rue de la Dalbade
    31000 Toulouse
Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse
Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse 
Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse 
Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse 
Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse 
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Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse 
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Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse 
Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse 
Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse 
Église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse 
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
541
Première église
27 octobre 1442
Incendie dévastateur
vers 1480
Début de la reconstruction
1551
Construction du clocher
1795
Démontage de la flèche
1881
Reconstruction du clocher
12 avril 1926
Effondrement du clocher
1927
Restauration de l’orgue
2009
Restauration de l’orgue
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade : classement par arrêté du 12 juillet 1886 ; Eglise, à l'exclusion de la façade classée : inscription par arrêté du 18 mai 1925

Personnages clés

Nicolas Bachelier - Architecte et sculpteur Auteur du clocher (1551) et de bustes.
Gaston Virebent - Céramiste Créateur du tympan (1874) inspiré de Fra Angelico.
Jean-Baptiste Despax - Peintre toulousain Auteur de tableaux classés (XVIIIe siècle).
Prosper-Antoine Moitessier - Facteur d’orgues Constructeur de l’orgue en 1849.
Charles-Marie Widor - Organiste et compositeur Inaugura l’orgue restauré en 1888.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame de la Dalbade, située rue de la Dalbade à Toulouse, tire son nom de l’ancienne église Santa Maria dealbata (« Sainte-Marie la blanche »), ainsi appelée en raison de son enduit de chaux. L’édifice actuel, reconstruit à partir de 1480 après un incendie dévastateur en 1442, illustre l’architecture gothique méridionale, sobre en extérieur mais riche en détails intérieurs. Son clocher, signé par Nicolas Bachelier en 1551, culminait à 87 mètres avant d’être démonté en 1795, puis reconstruit en 1881 à 81 mètres. Il s’effondra tragiquement en 1926, causant des victimes et des dégâts majeurs.

La façade, ornée d’un tympan en céramique (1874) reproduisant Le Couronnement de la Vierge de Fra Angelico, mêle influences Renaissance italienne et gothiques. À l’intérieur, l’église abrite des œuvres remarquables : statues médiévales (comme l’Ecce Homo du XVIe siècle), tableaux classés des XVIIIe et XIXe siècles, et un orgue historique restauré en 2009. Les vitraux du chœur narrent des scènes mariales, tandis que les chapelles latérales célèbrent saints locaux et figures carmélitaines.

L’histoire de la Dalbade reflète les bouleversements religieux et politiques de Toulouse. D’abord lieu de culte majeur, elle fut endommagée pendant la Révolution, puis restaurée après l’effondrement de son clocher. Aujourd’hui, elle conserve des reliques comme le Christ miraculeux du Salin (XVe siècle) et des bustes de Nicolas Bachelier exposés au musée des Augustins. Son orgue, classé Monument Historique, et ses décors en font un témoignage unique du patrimoine toulousain.

Le quartier des Carmes, où elle se dresse, était historiquement un centre artisanal et religieux. La Dalbade, avec sa nef voûtée de briques et ses chapelles latérales, servait aussi de lieu de rassemblement pour les confréries, comme celle des pêcheurs vénérant Saint Pierre marchant sur les eaux. Son architecture, alliant austérité extérieure et richesse intérieure, symbolise la dualité entre pouvoir ecclésiastique et dévotion populaire en Occitanie.

Classée partiellement dès 1886 (façade) et inscrite en 1925, l’église reste un lieu vivant, marqué par des restaurations successives. Ses éléments protégés — façade, orgue, statues — et son rôle dans l’histoire urbaine en font un monument incontournable. Les références archéologiques (Congrès de 1929, études de Bruno Tollon) soulignent son importance pour comprendre l’évolution des édifices gothiques en brique dans le Midi.

Liens externes