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Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Molières en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise gothique

Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Molières

    D27
    24480 Molières
Propriété de la commune
Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Molières
Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Molières
Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Molières
Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Molières
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Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Molières
Église Notre-Dame-de-la-Nativité de Molières
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1282
Fondation de la bastide
1286
Charte de coutumes
XVe siècle
Remplage flamboyant
1771
Remplacement des voûtes
1846
Dessin de Léo Drouyn
1847-1850
Restauration majeure
1886
Pose des vitraux
1948
Premier classement MH
1979-1982
Restauration moderne
2013
Classement intégral
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. B 1106) : inscription par arrêté du 28 janvier 2013

Personnages clés

Édouard Ier d’Angleterre - Fondateur de la bastide Ordonna la création de Molières en 1282.
Bernard Clerc et Joseph Loubiat - Menuisiers Installèrent le lambris en 1771.
Léo Drouyn - Dessinateur Témoigna de l’état ruiné en 1846.
Henri Feur - Maître verrier Réalisa les vitraux en 1886.
Evelyne Lemasson - Historienne Étudia l’implantation atypique de l’église.
Jean Secret - Historien local Documenta les réparations du XVIIIe siècle.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-la-Nativité de Molières, située en Dordogne, trouve ses origines dans la fondation de la bastide en 1282 par Édouard Ier d’Angleterre, avec une charte de coutumes accordée en 1286. Contrairement aux autres bastides, elle fut construite à l’écart de la place centrale, peut-être en raison d’un tracé urbain mal planifié ou d’une église préexistante. Son architecture initiale, inspirée des modèles périgourdins comme celle de Beaumont-du-Périgord, comprenait une nef unique voûtée d’ogives, un chevet plat, et une façade occidentale flanquée de deux tours (dont seule la tour nord subsiste aujourd’hui). Les contreforts, jugés insuffisants, entraîneront l’effondrement des voûtes au XVIIIe siècle.

Au XVe siècle, la fenêtre du chevet fut remaniée dans un style flamboyant, tandis qu’en 1771, les voûtes ruinées furent remplacées par un lambris en bois, œuvre des menuisiers Bernard Clerc et Joseph Loubiat. Un dessin de Léo Drouyn (1846) atteste de son état partiellement ruiné : couverture effondrée sur la seconde travée et disparition de la tour sud. Entre 1847 et 1850, une restauration majore rehaussa les murs de 2 mètres, remplaça le lambris par un plafond en anse de panier, et érigea une chapelle néogothique à l’emplacement de la tour sud disparue. La rose actuelle sur la façade, absente du dessin de 1846, date probablement de cette période.

La fin du XIXe siècle marqua une transformation radicale du chevet : l’ajout d’une abside à cinq pans entre deux murs parallèles, percée de baies néogothiques, visait peut-être à préparer une extension en église à trois nefs. Les vitraux, réalisés vers 1886 par le maître verrier bordelais Henri Feur, illustrent des scènes de la vie du Christ et de la Vierge. D’autres campagnes de restauration eurent lieu en 1908 (consolidation), 1926 (fermes), et entre 1979-1982 (abandon du lambris au profit de fermes apparentes, restitution des fenêtres d’origine). Une cuve baptismale ornée d’arcs trilobés, découverte en 1982, fut réintégrée dans l’édifice.

L’église, partiellement classée Monument Historique en 1948 (clocher et façades) puis intégralement en 2013, témoigne des évolutions architecturales et des aléas historiques de la bastide. Brûlée en 1580 par le capitaine Chans de Monsac lors des guerres de Religion, elle connut aussi des réparations au XVIIIe siècle documentées par Jean Secret. Son plan rectangulaire (32 m de long, 12 m de large), sa nef unique à quatre travées, et son clocher carré du XIIIe siècle (intact) en font un exemple remarquable des églises de bastide périgourdines, malgré son éloignement atypique du centre-ville.

Les études universitaires, comme celle d’Evelyne Lemasson, soulignent deux hypothèses pour expliquer sa localisation excentrée : soit elle préexistait à la bastide et fut intégrée a posteriori au tracé, soit son emplacement fut mal anticipé. Sa capacité d’accueil (800 personnes) suggère un projet de bastide ambitieux, peut-être avorté. Les restaurations récentes (années 1980) ont cherché à retrouver l’esprit gothique originel, tout en conservant les ajouts du XIXe siècle, comme les murs gouttereaux rehaussés.

Liens externes