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Église Notre-Dame-de-la-Salette à Paris

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise moderne

Église Notre-Dame-de-la-Salette à Paris

    38 Rue de Cronstadt
    75015 Paris

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1853
Fondation de l'orphelinat
1858
Construction de la première chapelle
1886
Agrandissement de la chapelle
1963-1965
Construction de l'église actuelle
19 septembre 1965
Consécration de l'église
2011
Label 'Patrimoine du XXe siècle'
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean-Léon Le Prévost - Fondateur des Religieux de Saint Vincent de Paul Initiateur de l'orphelinat en 1853.
Henri Planchat - Prêtre et bienheureux Fusillé pendant la Commune, inhumé dans l'église.
Henri Colboc - Architecte de l'église actuelle Co-concepteur du bâtiment moderne (1963-1965).
Jean Dionis du Séjour - Architecte de l'église actuelle Co-auteur des plans avec Colboc.
Jean-Marie Baumel - Sculpteur du portail Auteur des vantaux primés (prix Puvis de Chavannes).
Maurice Maignen - Co-fondateur de la congrégation Reliques conservées dans le sanctuaire.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-La-Salette trouve ses origines en 1853, lorsque les Religieux de Saint Vincent de Paul fondent un orphelinat dans le 15e arrondissement de Paris. Après la guérison miraculeuse de trois orphelins, une première chapelle dédiée aux Saints Cœurs de Jésus et Marie est construite en 1858, puis agrandie en 1886. Cette chapelle, détruite en 1969, laisse place à un foyer moderne pour jeunes, tandis que l’oratoire actuel est érigé entre 1963 et 1965 pour répondre aux besoins spirituels d’un quartier en expansion.

La conception de la nouvelle église, confiée aux architectes Henri Colboc et Jean Dionis du Séjour, s’inscrit dans le renouveau liturgique issu du concile Vatican II. Bâtie sur d’anciennes carrières et soutenue par 26 puits maçonnés, elle est consacrée le 19 septembre 1965 par Mgr Pierre Brot. Son architecture circulaire en béton brut, marquée par un cône ajouré évoquant un kouglof, et ses 16 vitraux aux dégradés colorés symbolisant les chants liturgiques, en font un exemple unique du patrimoine religieux du XXe siècle.

L’intérieur épuré, dépourvu de décoration superflue, met en valeur un autel ovale en travertin massif de 2,5 tonnes et des bancs hérités de l’ancienne chapelle. L’église abrite aussi un sanctuaire préexistant, conservant les reliques du Curé d’Ars, des fondateurs de la congrégation (Clément Myionnet, Maurice Maignen), ainsi que les tombes du bienheureux Henri Planchat, fusillé pendant la Commune, et du vénérable Jean-Léon Le Prévost. Labellisée « Patrimoine du XXe siècle » en 2011, elle allie aujourd’hui culte, mémoire historique et programmation culturelle, notamment grâce à son orgue Danion-Gonzalez de 1970.

Le portail en noyer, sculpté par Jean-Marie Baumel et primé par le prix Puvis de Chavannes, représente la Vierge de La Salette et les enfants témoins de son apparition. Ce détail artistique, comme les vitraux de Paul Martineau et Joseph Archepel, souligne la dimension mystique du lieu, tout en l’ancrant dans une modernité architecturale audacieuse. En 2015, la paroisse a célébré les 50 ans de la dédicace de l’édifice, marquant son rôle durable dans la vie spirituelle et communautaire du quartier.

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