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Église Notre-Dame-de-Recouvrance de Saintes en Charente-Maritime

Charente-Maritime

Église Notre-Dame-de-Recouvrance de Saintes

    88 Cours Genet
    17100 Saintes

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1615
Fondation du couvent
1890
Début de la construction
2016
Fin du culte orthodoxe roumain
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Georges de Babiault - Fondateur du couvent Seigneur de Rabaine et trésorier de France.
Létice de Gourgues - Religieuse carmélite Épouse de Babiault, devenue Sœur Marie.
Marc-Alexandre-Eustase Rullier - Architecte de l'église Concepteur du complexe néo-gothique.
Monseigneur Ardin - Évêque consécrateur A béni l’église lors de son achèvement.

Origine et histoire

L'église Notre-Dame-de-Recouvrance trouve ses origines dans la politique de Contre-Réforme du XVIIe siècle. Fondé en 1615 par Georges de Babiault, seigneur de Rabaine et trésorier général de France, le couvent des Carmélites de Saintes visait à contrer l’influence protestante dans une région marquée par les idées réformées. Son épouse, Létice de Gourgues, y entra plus tard comme religieuse sous le nom de Sœur Marie de la Miséricorde. Ce premier couvent s’inscrivait dans un mouvement plus large d’implantation d’ordres religieux à Saintes, incluant Jésuites, Récollets et Filles de Notre-Dame.

Au XIXe siècle, la vétusté des bâtiments pousse le diocèse à construire un nouveau complexe à La Pinellerie, en périphérie de Saintes, le long de la route de Saint-Georges. Confié à l’architecte Marc-Alexandre-Eustase Rullier, ce projet ambitieux (débuté en 1890) inclut un couvent organisé autour d’un cloître et une église de style néo-gothique. L’édifice est solennellement consacré le 30 novembre par Monseigneur Ardin, évêque du diocèse. L’institution Notre-Dame-de-Recouvrance, transférée de Pons, complète l’ensemble.

L’église se distingue par sa façade à trois niveaux, son portail en arc brisé et son absence de clocher, compensée par un campanile sur les bâtiments conventuels. À l’intérieur, la nef unique en croix latine, voûtée de croisées d’ogives, abrite une statue de la Vierge à l’Enfant sous un dais de tissu. Après avoir servi ponctuellement à l’Église orthodoxe roumaine jusqu’en 2016, elle est aujourd’hui intégrée à la Maison diocésaine Robert-Jacquinot, perdurant comme témoin de l’héritage carmélite et architectural de la région.

Liens externes