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Église Notre-Dame de Tayac en Gironde

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise gothique
Eglise gothique

Église Notre-Dame de Tayac

    D119
    33570 Tayac
Propriété de la commune
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Église Notre-Dame de Tayac
Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Modifications gothiques et défensives
1687
Première trace écrite
21 décembre 1925
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 21 décembre 1925

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage historique cité Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique.

Origine et histoire

L'église Notre-Dame de Tayac, située dans le département de la Gironde, est un édifice religieux construit au XIIe siècle dans un style roman. Elle se dresse au sommet d'un coteau, à l'entrée du village, dominant un paysage viticole. Le chevet, composé d'une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four et d'une travée couverte en berceau, a conservé son aspect roman originel. Cinq modillons sculptés, illustrant les péchés capitaux (luxure, vanité), ornent la corniche de l'abside, tandis que des contreforts massifs et un clocher défensif ont été ajoutés ultérieurement.

Au XVIe siècle, l'église subit d'importantes modifications liées aux Guerres de religion : le clocher est reconstruit à des fins défensives, la nef est refaite et couverte de voûtes d'ogives, et une nouvelle porte gothique, surmontée de trois arcs brisés, perce la façade occidentale. L'intérieur révèle un arc triomphal en plein cintre reposant sur des chapiteaux cubiques, tandis que l'abside est décorée d'une arcature de sept petites arcades ornées de motifs géométriques (têtes de clous, dents de scie).

Les sources écrites sur l'église restent rares avant le XVIIe siècle. Un procès-verbal de 1687 mentionne une nef voûtée et l'absence de mur d'enceinte pour le cimetière. Au XVIIIe siècle, une sacristie est édifiée (décrite comme peu solide en 1789), et les fenêtres de la nef sont agrandies au XIXe siècle, dotées de vitraux réalisés par l'atelier bordelais G.-P. Dagrant. Classée monument historique en 1925, l'église illustre la superposition des styles roman et gothique, ainsi que les adaptations défensives liées aux conflits religieux.

Les modillons romans, au nombre de cinq, représentent des scènes moralisatrices : un exhibitionniste anal (symbolisant la honte), deux têtes barbes ou moustachues (vanité), un couple lascif (luxure), et un lion à la queue sexualisée (connotation négative). Ces sculptures, typiques de l'art roman, visaient à éduquer les fidèles par des images frappantes. L'église, propriété de la commune, reste un exemple marqué de l'architecture religieuse médiévale adaptée aux besoins des époques ultérieures.

Liens externes