Frise chronologique
milieu du XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
milieu du XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifice gothique avant les remparts, lié à saint Louis.
1537
Devenue collégiale
Devenue collégiale
1537 (≈ 1537)
Statut religieux officiel avant les saccages.
1575
Saccage protestant
Saccage protestant
1575 (≈ 1575)
Dégâts majeurs pendant les guerres de Religion.
1634
Chute du clocher
Chute du clocher
1634 (≈ 1634)
Bâtiment inutilisable pendant un siècle.
1738-1744
Restauration majeure
Restauration majeure
1738-1744 (≈ 1741)
Modification de l’orientation et reconstruction de la tour.
1804
Retour au culte catholique
Retour au culte catholique
1804 (≈ 1804)
Fin de son usage comme caserne ou dépôt.
1949
Inscription MH
Inscription MH
1949 (≈ 1949)
Protection de l’édifice entier.
1990
Classement autel gallo-romain
Classement autel gallo-romain
1990 (≈ 1990)
Protection spécifique de la partie antique.
1991
Installation des vitraux
Installation des vitraux
1991 (≈ 1991)
Œuvre de Claude Viallat et Bernard Dhonneur.
25 août 1992
Discours du prince Louis de Bourbon
Discours du prince Louis de Bourbon
25 août 1992 (≈ 1992)
Premier discours public comme héritier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : inscription par arrêté du 6 décembre 1949 - L'élément d'autel gallo-romain se trouvant dans l'emmarchement du choeur de l'église : classement par arrêté du 31 août 1990
Personnages clés
| Saint Louis - Roi de France |
Lié à la construction et aux croisades. |
| Claude Viallat - Artiste contemporain |
Auteur des vitraux abstraits (1991). |
| Bernard Dhonneur - Maître verrier |
Collaborateur pour les vitraux. |
| Jean Poutingon - Fondeur de cloches |
Auteur de la cloche classée de 1740. |
| Prince Louis de Bourbon - Héritier du trône de France |
Discours inaugural en 1992. |
| René Jeannot - Maire d’Aigues-Mortes |
Accorde la citoyenneté d’honneur en 1992. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-des-Sablons d'Aigues-Mortes, édifiée vers le milieu du XIIIe siècle sous saint Louis, est le dernier vestige de l'embarquement des croisades. De style gothique, elle précède la construction des remparts de la ville. Collégiale en 1537, elle subit des saccages par les protestants en 1575, puis la chute de son clocher en 1634 la rend inutilisable pendant près d’un siècle. La paroisse est temporairement transférée dans la chapelle des Pénitents blancs.
Les travaux majeurs de 1738 à 1744 modifient l’orientation de l’édifice et reconstruisent la tour de l’horloge. Pendant la Révolution, l’église devient une caserne et un dépôt de sel, avant de retrouver sa vocation religieuse en 1804. Restaurée dans un style néo-classique-baroque au XIXe siècle, elle perd la plupart de ses décors en 1964-1967 pour retrouver une sobriété médiévale. Un autel gallo-romain, classé en 1990, atteste de son origine antique.
En 1991, l’artiste contemporain Claude Viallat, du mouvement Supports/Surfaces, crée 31 vitraux abstraits en collaboration avec le maître verrier Bernard Dhonneur. Ces œuvres, couvrant 61 m2, transforment la lumière intérieure grâce à des techniques innovantes de verre soufflé et d’émaillage. Financés par l’État, les collectivités et des mécènes, ils symbolisent une fusion entre patrimoine historique et art moderne.
L’église est inscrite aux monuments historiques en 1949, puis classée en 1990 pour son autel gallo-romain. En 1992, le prince Louis de Bourbon, héritier du trône de France, y prononce son premier discours public et reçoit la citoyenneté d’honneur d’Aigues-Mortes. Aujourd’hui, le bâtiment allie architecture gothique, traces médiévales et créations contemporaines.
Le mobilier actuel se limite à quelques statues des XVIIIe et XIXe siècles, ainsi qu’à trois cloches, dont une classée de 1740, fondue par Jean Poutingon. La nef à trois vaisseaux et le chevet plat conservent des baies du XIIIe siècle, tandis que les chapelles latérales datent des XVe et XVIe siècles. Les remaniements du XIXe siècle, aujourd’hui effacés, avaient ajouté des plafonds à caissons et un décor chargé.