Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification par les moines de Saint-Laumer.
XIIIe siècle
Fresques de la sacristie
Fresques de la sacristie XIIIe siècle (≈ 1350)
Christ et Évangélistes peints sur voûte.
18 novembre 1941
Classement monument historique
Classement monument historique 18 novembre 1941 (≈ 1941)
Protection officielle de l'édifice.
1990
Restauration de l'orgue
Restauration de l'orgue 1990 (≈ 1990)
Intervention de Jean-François Dupont.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 18 novembre 1941
Personnages clés
Rotrou III du Perche - Comte du Perche
Revenu de croisade, lié à la fondation.
Moines de l'abbaye Saint-Laumer - Constructeurs initiaux
Bâtisseurs avec les villageois.
Jean-François Dupont - Facteur d'orgue
Restaure l'orgue en 1990.
Origine et histoire
L'église Notre-Dame du Mont-Harou, située à Moutiers-au-Perche dans l'Orne, trouve ses origines peu après le retour du comte Rotrou III du Perche de la première croisade. Les moines de l'abbaye Saint-Laumer, soutenus par les villageois, y construisent une grande église à flanc de coteau, initialement nommée église Saint-Laumer de Corbion. Ce lieu de culte, dépendant de l'abbaye de Blois jusqu'à la Révolution, devient un symbole de la vie monastique locale. Son nom évolue avec celui du village pour devenir Notre-Dame de Mont-Harou.
L'édifice subit plusieurs agrandissements et modifications entre les XIe et XVIe siècles, mêlant des éléments architecturaux romans et gothiques. Son portail roman, ses fresques du XIIIe siècle représentant le Christ entouré des Évangélistes, et son orgue du XVIe siècle (restauré en 1990) témoignent de cette riche histoire. La sacristie abrite l'une des plus belles fresques du Perche, tandis que les peintures murales et les vitraux illustrent les évolutions artistiques médiévales. Classée monument historique en 1941, l'église reste un patrimoine religieux et culturel majeur de la région.
À l'extérieur, le côté nord, datant du XIVe siècle, présente des pignons perpendiculaires à la nef, typiques des églises locales de cette époque. Le côté sud, probablement du XVe siècle, est percé de fenêtres à meneaux ramifiés. Ces détails architecturaux, combinés aux peintures murales des XIIIe et XVe siècles, reflètent les influences artistiques successives qui ont marqué l'édifice. Après la Révolution, l'église, autrefois dépendante de l'abbaye de Blois, devient propriété communale, préservant ainsi son héritage pour les générations futures.
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