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Église orthodoxe Saint-Basile-de-Césarée-et-Saint-Alexis-d'Ugine en Loire-Atlantique

Église orthodoxe Saint-Basile-de-Césarée-et-Saint-Alexis-d'Ugine

    53 Boulevard de la Beaujoire
    44300 Nantes

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1927
Fondation de la paroisse
1932
Reconnaissance officielle
2002
Arrivée des matériaux
2004-2005
Construction de l'église
août 2005
Consécration de l'édifice
2019
Changement de rattachement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Père Pierre (Verdène) - Fondateur de la paroisse Ancien prêtre catholique converti, organisateur en 1927.
Père Eugène Coulon - Recteur et maréchal-ferrant Dirigea la paroisse de 1932 à l’après-guerre.
Père André Bredeau - Recteur à partir de 1959 Nommé par M^gr Wladimir pour les communautés russe et grecque.
Louis Roger - Peintre fresquiste Réalisa les fresques avec Ludmila Titchenkova.
Ludmila Titchenkova - Iconographe ukrainienne Collabora aux fresques intérieures de l’église.

Origine et histoire

L’église orthodoxe Saint-Basile-de-Césarée-et-Saint-Alexis-d'Ugine, située dans le quartier Nantes Erdre (Beaujoire), a été inaugurée en 2005. Elle est le fruit d’une longue histoire communautaire débutée en 1927, lorsque le Père Pierre (Verdène), un ancien prêtre catholique converti à l’église mariavite de Pologne, organisa la première paroisse orthodoxe de Nantes. Cette fondation s’inscrivait dans le contexte de l’installation d’anciens Russes blancs fuyant la Révolution de 1917, rejoints plus tard par des réfugiés grecs d’Asie Mineure après la guerre d’indépendance turque. Contrairement aux autres paroisses, celle de Nantes fut créée sans l’initiative directe de la métropolie parisienne, mais par une démarche locale.

Après l’exclusion du Père Pierre, le Père Eugène Coulon, un Français converti et maréchal-ferrant, prit la direction de la paroisse en 1932. Les offices étaient alors célébrés dans une chapelle aménagée dans sa maison, puis dans un local loué rue Galilée. Pendant l’Occupation allemande, l’activité paroissiale cessa temporairement, mais le lieu fut maintenu. Après la guerre, faute de moyens, les offices ne furent plus assurés que ponctuellement par des prêtres venus de Paris. En 1959, le Père André Bredeau fut nommé recteur, desservant à la fois les communautés russe et grecque.

En 2001, face à la précarité des locaux, la communauté décida de construire un lieu de culte permanent. Deux donateurs russes offrirent une église en bois préfabriquée à Rodniki (Russie), inspirée des édifices traditionnels. Les 56 tonnes de matériaux, acheminées en 2002, furent stockées au grand séminaire catholique de Nantes avant d’être montées entre 2004 et 2005 sur un terrain mis à disposition par la mairie. La chapelle, en mélèze de Sibérie, fut consacrée en août 2005, complétée en 2006 par une maison paroissiale construite par une entreprise de Saint-Pétersbourg.

L’église, de style russe avec des coupoles en châtaignier et un toit en ardoise nantaise, abrite des fresques réalisées par Louis Roger et Ludmila Titchenkova. Elle dessert une communauté diverse, originaire de France, d’Europe de l’Est, de Grèce et du Proche-Orient. Initialement rattachée à l’archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale (rue Daru, Paris), la paroisse rejoignit en 2019 le Vicariat de la Métropole orthodoxe grecque, restant fidèle au patriarcat de Constantinople après un vote des fidèles.

Aujourd’hui, l’église rayonne sur un vaste territoire incluant la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Vendée et la Charente-Maritime. Elle symbolise la pérennité des traditions orthodoxes en France, tout en s’inscrivant dans le paysage religieux nantais, à proximité d’autres lieux de culte chrétiens. Les offices y sont principalement célébrés en français, reflétant son ancrage local et son ouverture aux fidèles de diverses origines.

Liens externes