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Eglise paroissiale Saint-Pierre à Peyrolles-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône

Bouches-du-Rhône

Eglise paroissiale Saint-Pierre

    6 Boulevard la Ferrage
    13860 Peyrolles-en-Provence
Crédit photo : Georges Seguin (Okki) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1475
Acquisition par le roi René
1648
Chapelles ajoutées par Honoré Caire
1712
Agrandissement vers l'est
1876
Rénovation par Marc Huot
3 septembre 2020
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

En totalité, l’église paroissiale Saint-Pierre, y compris ses décors, et l’ancienne chapelle de la confrérie de Saint-Joseph, telles que délimitées sur le plan annexé à l’arrêté, situées rue de l’Église, sur la parcelle n°22, figurant au cadastre section AK : inscription par arrêté du 3 septembre 2020

Personnages clés

Roi René - Seigneur de Peyrolles (à partir de 1475) Commanditaire présumé des chapelles gothiques.
Honoré Caire - Chirurgien et mécène (XVIIe siècle) Finance deux chapelles en 1648.
Marc Huot - Architecte diocésain (XIXe siècle) Dirige la rénovation de 1876.

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre de Peyrolles-en-Provence trouve ses origines au XIIe siècle avec la construction d'une nef romane en berceau brisé, composée de trois travées dont une abside en cul-de-four. Ce premier édifice, modeste, reflète l'architecture religieuse provençale de l'époque médiévale, marquée par une simplicité structurelle et une vocation paroissiale centrale dans la vie communautaire.

Au XVe siècle, sous le règne du roi René (qui acquiert la seigneurie de Peyrolles en 1475), l'église s'agrandit de trois chapelles voûtées d'ogives, illustrant l'influence gothique tardive. Cette extension coïncide avec une période de développement local, où les églises deviennent des lieux de dévotion plus élaborés, souvent soutenus par des mécènes ou des confréries. Le clocher roman est également remplacé par une structure plus imposante, accessible via un escalier extérieur.

Le XVIIe siècle marque une phase d'expansion significative, portée par la générosité d'Honoré Caire, chirurgien peyrollais. En 1648, deux chapelles sont ajoutées au sud-est : Notre-Dame-du-Saint-Rosaire (intégrée à l'église) et Jésus-Marie-Joseph (accessible depuis la rue). Malgré les pressions de l'archevêque d'Aix pour une reconstruction totale — motivée par les normes du concile de Trente — la communauté se limite à l'ajout d'une travée à l'est et à l'aménagement des arcades intérieures. Les travaux, lentement menés, s'achèvent probablement vers 1712, avec une nouvelle façade ouest et une sacristie agrandie.

Au 4e quart du XIXe siècle, l'architecte Marc Huot supervise une rénovation majeure en 1876 : la toiture en dalles de pierre est remplacée par des tuiles, modifiant l'accès au clocher via une cage d'escalier surélevée. Le décor intérieur est entièrement repensé — retables en bois supprimés, autels en marbre installés, peintures ajoutées dans la chapelle Saint-Joseph — reflétant les goûts esthétiques de l'époque et une volonté de modernisation liturgique.

Le XXe siècle apporte des transformations fonctionnelles : en 1968, le chœur est réaménagé (pavé refait, grille de communion retirée), et l'autel en marbre de la chapelle du Rosaire est démoli au profit d'un autel en bois déplacé. Ces changements répondent aux réformes liturgiques post-Vatican II. Enfin, l'église et sa chapelle Saint-Joseph sont inscrites aux monuments historiques le 3 septembre 2020, reconnaissant leur valeur patrimoniale.

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