Crédit photo : Véronique PAGNIER - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1150-1155
Donation à l'évêque d'Avignon
Donation à l'évêque d'Avignon 1150-1155 (≈ 1153)
Confirmée par le pape Adrien IV.
Fin XIe siècle (avant 1155)
Construction primitive
Construction primitive Fin XIe siècle (avant 1155) (≈ 1195)
Nef romane et abside en cul-de-four.
1306
Agrandissement gothique
Agrandissement gothique 1306 (≈ 1306)
Nef centrale et chœur polygonal ajoutés.
XVe siècle (1453-1458)
Ajout du collatéral nord
Ajout du collatéral nord XVe siècle (1453-1458) (≈ 1456)
Effondré au XVIIe siècle.
XVIIe siècle (1667-1671)
Reconstruction du collatéral
Reconstruction du collatéral XVIIe siècle (1667-1671) (≈ 1669)
Ogives en bois plâtré après effondrement.
1790-1815
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire 1790-1815 (≈ 1803)
Nationalisation et perte de deux cloches.
1997
Classement monument historique
Classement monument historique 1997 (≈ 1997)
Inscription officielle par arrêté.
2008-2009
Rénovations majeures
Rénovations majeures 2008-2009 (≈ 2009)
Découverte d'un enfeu et dallage médiéval.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 304) : inscription par arrêté du 13 janvier 1997
Personnages clés
Pape Adrien IV - Autorité religieuse
Confirme la propriété en 1155.
Geoffroi d'Avignon - Évêque bénéficiaire
Reçoit l'église en donation en 1150.
Charles de Jarente - Marquis de Sénas
Enseveli dans l'enfeu en 1702.
Origine et histoire
L'église Saint-Amand de Sénas, située dans les Bouches-du-Rhône, trouve ses origines à la fin du XIe siècle. Sa construction primitive, antérieure à 1155, est attestée par une donation aux évêques d'Avignon en 1150, confirmée par le pape Adrien IV en 1155. À l'origine, elle se composait d'une nef unique romane à quatre travées et d'une abside en cul-de-four, dont des vestiges subsistent dans la sacristie actuelle. Deux portes cintrées (ouest et sud) permettaient d'y accéder, tandis que des arcs de décharge et des contreforts assuraient sa stabilité.
Au XIVe siècle, l'édifice est profondément remanié : une nef centrale gothique et un chœur polygonal sont ajoutés au nord, transformant l'église primitive. Un clocher massif à toit plat, puis une flèche octogonale ornée de 56 rostres (têtes, phallus, griffes) est érigée entre le XIVe et le XVe siècle. En 1306, l'église prend le nom de Saint-Pierre avant de redevenir Saint-Amand au XIXe siècle. Un collatéral nord, ajouté entre 1453 et 1458, s'effondre au XVIIe siècle en raison de fondations défaillantes, reconstruit sommairement en 1667-1671 avec des ogives en bois plâtré.
La Révolution française marque un tournant : l'église, rebaptisée Résurrection du Sauveur en 1787, est fermée en 1790, ses terres nationalisées et deux de ses trois cloches envoyées à la fonderie. Elle reste sans desservant jusqu'en 1815. Au XIXe siècle, un presbytère, une sacristie et un ossuaire (lié au cimetière adjacent) sont construits. Des rénovations majeures aux XXe et XXIe siècles (1990, 1999, 2008-2009) révèlent un enfeu du XVIIe siècle abritant Charles de Jarente, marquis de Sénas, ainsi qu'un dallage médiéval et des objets historiques (monnaies, sculptures).
L'architecture actuelle mêle ainsi une nef romane primitive, une nef gothique du XIVe siècle, un chœur polygonal et un clocher emblématique. Classée monument historique en 1997, l'église conserve aussi un calvaire extérieur (restauré en 2005 après un vol) et un décor peint partiel du XVIIe siècle. Son histoire reflète les évolutions religieuses, politiques et architecturales de la Provence médiévale et moderne.
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