Éruption de Saint-Pierre 1902 (≈ 1902)
Afflux de sinistrés vers Fort-de-France.
1924
Création de la paroisse
Création de la paroisse 1924 (≈ 1924)
Division de la cure de Fort-de-France.
16 juin 2021
Classement monument historique
Classement monument historique 16 juin 2021 (≈ 2021)
Protection totale de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
3e quart XXe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église 3e quart XXe siècle (≈ 2062)
Période d'édification du monument.
Patrimoine classé
L'église Saint-Christophe en totalité (les façades, les toitures, les intérieurs et les vitraux) (cad. AM 397) : inscription par arrêté du 26 novembre 2015
Personnages clés
Évêque de Martinique - Autorité religieuse
Créa la paroisse en 1924.
Abbé Grégoire - Hommage toponymique
Place éponyme de l'église.
Origine et histoire
L’église Saint-Antoine-de-Padoue fut construite dans le cadre d’un projet d’aménagement et d’assainissement du quartier des Terres-Sainville à Fort-de-France. Ce quartier, initialement marécageux, accueillit de nombreux sinistrés de Saint-Pierre après l’éruption volcanique de 1902, qui détruisit la ville. L’afflux de population rendit nécessaire la création d’une nouvelle paroisse, officiellement érigée en 1924 par l’évêque de Martinique, afin de désengorger la cathédrale Saint-Louis, devenue insuffisante pour accueillir tous les fidèles.
La construction de l’église marque un tournant dans l’histoire urbaine de la Martinique. Elle symbolise la fin du réseau bipolaire structuré autour des villes portuaires de Saint-Pierre et Fort-de-France, tout en inaugurant une politique de rénovation urbaine. Ce monument illustre ainsi les transformations géographiques et politiques de l’île, liées à la croissance démographique et aux besoins d’assainissement des faubourgs, comme celui des Terres-Sainville.
Classée monument historique en totalité par arrêté du 16 juin 2021, l’église Saint-Antoine-de-Padoue est aujourd’hui un témoignage architectural et social de cette période. Sa localisation, place de l’Abbé Grégoire, et son intégration dans le cadastre (parcelle n°162, section AZ) soulignent son ancrage dans le patrimoine local. Propriété de la commune, elle reste un lieu de culte et un repère historique pour les habitants de Fort-de-France.