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Église Saint-Barthélemy de Créon-d'Armagnac dans les Landes

Landes

Église Saint-Barthélemy de Créon-d'Armagnac

    2 Rue Jean Marcel Lucy
    40240 Créon-d'Armagnac

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
2000
XIIIe siècle (1ère moitié)
Construction initiale
1355
Destruction par le Prince noir
1694
Reconstruction par Paule de Bezolles
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Prince noir - Dirigeant militaire anglais Responsable de la destruction en 1355.
Paule de Bezolles - Vicomtesse de Juliac Initiatrice de la reconstruction en 1694.
Jean Ducros - Curé de Créon (1636) Premier prêtre mentionné dans les archives.
Antoine de Guichené - Curé de Créon (1661) Clergé local pendant les troubles religieux.

Origine et histoire

L'église Saint-Barthélemy de Créon-d'Armagnac, construite durant la première moitié du XIIIe siècle, incarne un patrimoine médiéval ancré dans le sud-ouest de la France. Ce lieu de culte, initialement dépendant de la paroisse de Saint-Pierre de Juliac (La Grange), fut mentionné comme annexe dans les registres diocésains d'Aire, révélant son statut ecclésiastique secondaire mais actif.

La violence des conflits régionaux a profondément marqué son histoire. En 1355, le Prince noir — figure emblématique de la guerre de Cent Ans — détruisit et incendia l'église, comme en témoigne un procès-verbal d'époque conservé aux archives londonniennes. Les troubles religieux des XVIe et XVIIe siècles aggravèrent son déclin : les huguenots, puis les frondeurs, la ravagèrent successivement. Sa reconstruction au XVIIe siècle fut initiée par Paule de Bezolles, vicomtesse de Juliac, en 1694, marquant une renaissance architecturale et spirituelle.

Les archives paroissiales révèlent une vie ecclésiastique dynamique malgré les tourmentes. Dès 1636, Créon eut ses curés attitrés, dont les noms — Jean Ducros, Vincent Delapalme, ou Antoine de Guichené — illustrent la continuité du culte catholique dans une région déchirée par les divisions religieuses. Ces prêtres, nommés successivement jusqu'à la fin du XVIIe siècle, incarnent la résilience d'une communauté attachée à son église, malgré les destructions répétées.

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