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Église Saint-Candé-le-Jeune de Rouen en Seine-Maritime

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Architecture gothique flamboyant
Seine-Maritime

Église Saint-Candé-le-Jeune de Rouen

    24 Rue aux Ours
    76000 Rouen
Église Saint-Candé-le-Jeune de Rouen
Église Saint-Candé-le-Jeune de Rouen
Église Saint-Candé-le-Jeune de Rouen
Église Saint-Candé-le-Jeune de Rouen
Église Saint-Candé-le-Jeune de Rouen
Église Saint-Candé-le-Jeune de Rouen
Église Saint-Candé-le-Jeune de Rouen
Crédit photo : VIGNERON - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1047
Fondation initiale
1588
Reconstruction et renommage
1791-1792
Désaffectation et vente révolutionnaire
1824
Démolitions majeures
1894
Transformation industrielle
1954
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade sur rue, façades sur cour et toitures correspondantes ; cage d'escalier, escalier et rampe en fer forgé du bâtiment au fond de la cour de l'hôtel Asselin. Restes de l'église Saint-Candé : inscription par arrêté du 15 septembre 1954

Personnages clés

Thomas de l’Épinay - Seigneur du Neufbourg Fonda l’église en 1047 après un duel.
Raoul de Tancarville - Cofondateur de l’église Associé à Thomas de l’Épinay.
Jacques Duplessis - Adversaire en duel Auteur d’un libelle diffamatoire.
Louis-Thomas et François-Prosper Quesnel - Acquéreurs en 1792 Négociants rouennais ayant acheté l’église.
Espérance Langlois - Graveur (1823) Auteur d’une estampe documentant l’église.

Origine et histoire

L’église Saint-Candé-le-Jeune trouve ses origines en 1047, lorsque Thomas de l’Épinay, seigneur du Neufbourg, et Raoul de Tancarville la fondent sous le vocable de saint Victor. Ce projet commémore un duel mortel entre Thomas de l’Épinay et Jacques Duplessis, déclenché par un libelle diffamatoire visant Helvise de l’Épinay, sœur de Thomas. L’édifice est reconstruit en 1588 et renommé Saint-Candé-le-Jeune après avoir reçu des reliques du saint éponyme. Il s’étendait alors le long de la rue aux Ours, entouré d’un cimetière exigu, l’aître Saint-Cande.

Durant la Révolution, l’église est désaffectée en mai 1791, puis vendue en février 1792 à des négociants rouennais, les frères Quesnel. La flèche gothique en bois et plomb est démolie cette même année. En 1824, deux chapelles latérales du XVIe siècle, ainsi que le porche, la sacristie et l’abside, sont rasés. Seuls subsistent des vestiges, dont le clocher du XVe siècle, transformé en pylône électrique en 1894 par la Société normande d’électricité.

Classés monuments historiques en 1954, les restes de l’église — façade, cour et éléments de l’hôtel Asselin adjacent (1724) — témoignent de son passé mouvementé. L’hôtel, accolé à l’église, subit des modifications après le départ d’EDF, devenant un immeuble d’habitation. Une estampe de 1823, gravée par Espérance Langlois d’après Eustache de La Quérière, documente son état avant les démolitions massives.

La paroisse originelle, Saint-Candé-le-Vieux, relevait de l’évêché de Lisieux et regroupait plusieurs communes voisines, dont Sotteville-lès-Rouen. Ce lieu illustre les tensions médiévales entre noblesse et honneur, ainsi que les bouleversements révolutionnaires et industriels ayant marqué Rouen. Aujourd’hui, son clocher, dernier vestige médiéval, rappelle une histoire à la fois religieuse, judiciaire et urbaine.

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