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Eglise Saint-Christophe à Reuilly dans l'Eure

Eure

Eglise Saint-Christophe

    23 Rue de l'Église
    27930 Reuilly
Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
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Eglise Saint-Christophe
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Eglise Saint-Christophe
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Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Eglise Saint-Christophe
Crédit photo : Xav1234 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Construction partielle
XIe siècle
Première mention écrite
XVIe siècle
Modifications majeures
1811
Destruction église Saint-Vigor
17 avril 1926
Classement monument historique
2012
Restauration du retable
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Christophe : inscription par arrêté du 17 avril 1926

Personnages clés

Lucien Musset - Historien médiévaliste Qualifia l'église de « parfait exemple »
Armand d'Hautpoul - Général napoléonien Sépulture dans le cimetière attitré

Origine et histoire

L'église Saint-Christophe de Reuilly, située dans le département de l'Eure en Normandie, est un édifice catholique dont les origines remontent principalement aux Xe et XIe siècles, comme l'attestent les datations au carbone 14. Son architecture, qualifiée par Lucien Musset de « plus parfait exemple des sanctuaires ruraux du XIe siècle », révèle des techniques de construction préromanes, avec un appareillage en pierre meulière disposé en arête-de-poisson. L'édifice, orienté sud-est et entouré du cimetière communal, se dresse à l'écart du village, sur le flanc d'un vallon dominant un ru, à proximité d'un ancien gué sur une voie médiévale menant vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette localisation isolée suggère une possible superposition avec un site religieux antérieur, peut-être un fanum gaulois ou une nécropole gallo-romaine.

L'église, de plan simple avec une nef prolongée d'un chœur à chevet plat, présente une charpente du XVIe siècle reposant sur des chandelles de bois sculptées. Ses baies en plein cintre, dont certaines ont été modifiées ultérieurement (comme les deux arcs brisés de la façade sud), et son clocheton central recouvert d'ardoise illustrent des évolutions architecturales sur plusieurs siècles. À l'intérieur, une porte du XVe ou XVIe siècle, renforcée, mène à la sacristie ajoutée après coup. Le mobilier inclut des éléments notables comme un groupe sculpté du XVIe siècle représentant saint Christophe (classé en 1975) et des fonts baptismaux octogonaux du XVIe siècle, ornés de motifs végétaux et héraldiques, posés sur un socle calcaire plus ancien.

L'histoire de l'église est aussi marquée par sa vocation d'étape sur les chemins de Compostelle, à une journée de marche du gué de la Seine à Gaillon. Le cimetière environnant abrite par ailleurs le mausolée d'Armand d'Hautpoul, général napoléonien décédé en 1852. Classée monument historique par arrêté du 17 avril 1926, l'église conserve également des œuvres issues de l'ancienne église de Saint-Vigor, détruite en 1811, dont une statuaire en double exemplaire. Son retable du XVIIe siècle, restauré en 2012, témoigne de la richesse artistique du lieu.

La protection de l'édifice, inscrite en 1926, souligne son importance patrimoniale. Les études récentes ont confirmé que certaines parties de l'église dataient bien du Xe siècle, antérieurement à sa première mention écrite au XIe siècle. Ce décalage entre les preuves archéologiques et les sources textuelles enrichit la compréhension de son rôle dans le paysage religieux normand, entre héritage païen présumé et christianisation médiévale. Son état de conservation, malgré des modifications ultérieures (comme le rebouchage de la baie du chevet au XVIe siècle), en fait un témoin précieux de l'architecture rurale préromane en France.

Liens externes