Fondation de l'église prieurale XIe et XIIe siècles (≈ 1250)
Mentionnée dans le catulaire du Monastier.
1832
Fusion paroissiale
Fusion paroissiale 1832 (≈ 1832)
Intégration à la paroisse de Pradelles.
21 mars 1988
Protection monument historique
Protection monument historique 21 mars 1988 (≈ 1988)
Inscription des vestiges et de la fontaine.
XXe siècle
Dégâts archéologiques
Dégâts archéologiques XXe siècle (≈ 2007)
Fouilles destructrices à la dynamite.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges de l'église : portail, enfeu, ossuaire ; fontaine Sainte Reine (cad. AW 26) : inscription par arrêté du 21 mars 1988
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage identifié
Le texte source ne mentionne aucun nom.
Origine et histoire
L'église Saint-Clément, située à Pradelles en Haute-Loire, est une ancienne église prieurale mentionnée dès le XIe et XIIe siècles. Elle dépendait alors de l'archiprêtrise de Sablières et, secondairement, de l'église Notre-Dame de Pradelles. La paroisse a persisté jusqu'en 1832, date de sa fusion avec Pradelles, après laquelle ses pierres furent réutilisées pour reconstruire l'église locale. Aujourd'hui, seuls subsistent des vestiges, dont un ossuaire voûté et une abside semi-circulaire, témoins de son passé médiéval.
Les ruines de la chapelle Saint-Clément, situées près d'un chemin de Compostelle, marquent l'emplacement d'un ancien enclos prieural du XIIe siècle. L'ossuaire, accessible par une fenêtre étroite à feuillure de bois, abrite une fosse profonde de quatre mètres. À proximité, une voûte en berceau brisé protège deux sarcophages de pierre, tandis qu'une fontaine nommée Sainte-Reine, entourée d'autres sarcophages, complète l'ensemble funéraire.
L'église a subi des dégradations majeures au XXe siècle en raison de fouilles archéologiques menées à la dynamite, compromettant une partie de son intégrité. Malgré cela, ses vestiges, incluant le portail, l'enfeu, l'ossuaire et la fontaine Sainte-Reine, ont été protégés par une inscription aux monuments historiques le 21 mars 1988, préservant ainsi un patrimoine lié à l'histoire religieuse et funéraire médiévale de la région.
Le site révèle également les traces d'un possible prieuré-cure, situé en contrebas de l'ossuaire, sous la forme d'un bâtiment rectangulaire. Ce dernier, bien que partiellement effacé par le temps et les interventions humaines, évoque l'organisation ecclésiastique locale et le rôle de ce lieu comme halte spirituelle sur les routes de pèlerinage, notamment vers Saint-Jacques-de-Compostelle.