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Église Saint-Domnin de Saint-Denis-Combarnazat dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise
Eglise romane

Église Saint-Domnin de Saint-Denis-Combarnazat

    Rue de l'Église
    63310 Saint-Denis-Combarnazat
Propriété de la commune
Église Saint-Domnin de Saint-Denis-Combarnazat
Église Saint-Domnin de Saint-Denis-Combarnazat
Église Saint-Domnin de Saint-Denis-Combarnazat
Église Saint-Domnin de Saint-Denis-Combarnazat
Église Saint-Domnin de Saint-Denis-Combarnazat
Église Saint-Domnin de Saint-Denis-Combarnazat
Crédit photo : Sylenius - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1052
Fondation du prieuré
XIIe siècle (début)
Construction initiale
1665
Rénovation du chœur
1741
Modification du clocher
1832
Chapelle vicariale
1892
Travaux intérieurs
1923
Réparation des voûtes
2004
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. C 1570) : inscription par arrêté du 13 octobre 2004

Personnages clés

Abbaye de la Chaise-Dieu - Institution religieuse fondatrice Propriétaire du prieuré dès 1050.
Architecte Varmaire - Responsable des travaux (1892) Dirigea la modification intérieure.
Albert Lairet - Entrepreneur (1923) Répara les voûtes endommagées.

Origine et histoire

L'église Saint-Domnin de Saint-Denis-Combarnazat, édifiée probablement au début du XIIe siècle, dépendait initialement d'un prieuré fondé en 1052 par l'abbaye de la Chaise-Dieu. Ce prieuré réunissait les églises de Saint-Denis et de Barnazat. L'édifice, caractéristique de l'art roman auvergnat, se distingue par sa façade occidentale ornée d'un appareillage en dents de scie et de losanges polychromes en arkose et tuf. À l'intérieur, la nef unique, composée de deux travées voûtées en berceau plein-cintre, précède un chœur en berceau à chevet plat, précédé d'une travée couverte d'une coupole sur trompes. Les contreforts en moyen appareil d'arkose et les piliers quadrangulaires engagés soulignent la structure sobre mais élaborée de l'église.

Au XVIIe siècle, les murs du chœur sont repris en 1665, marquant les premiers remaniements majeurs de l'édifice. Le clocher, quant à lui, est modifié en 1741, adoptant un plan passant du rectangulaire au carré, épaulé par les contreforts existants. Au XIXe siècle, des travaux dirigés par l'architecte Varmaire en 1892 transforment partiellement l'intérieur : la coupole sur trompes est masquée par un faux plafond, et des réparations sont apportées aux voûtes, notamment en 1923 par l'entrepreneur Albert Lairet. Ces interventions reflètent les adaptations successives de l'église aux besoins liturgiques et structurels, tout en préservant des éléments romans originaux comme le portail à tympan réticulé.

Parmi les détails architecturaux notables, une pierre sculptée encastrée dans le contrefort nord, probablement une plaque de chancel, attire l'attention. Le décor extérieur, sobre mais élaboré, repose sur des jeux d'appareils contrastés (arkose claire et foncée) et des moulurations des archivoltes. L'église, classée Monument Historique en 2004, témoigne ainsi de près de mille ans d'histoire religieuse et architecturale, liée à l'influence de la Chaise-Dieu et aux évolutions locales. Les dernières modifications, comme la reprise des piédroits du portail et des enduits au XXe siècle, achèvent de sceller son aspect actuel, mêlant héritage médiéval et adaptations modernes.

Liens externes