Crédit photo : Ville d'Argelliers - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
815
Fondation du prieuré de Gourdaignes
Fondation du prieuré de Gourdaignes 815 (≈ 815)
Rattachement futur de l'église à ce prieuré.
Début XIe siècle
Donation de la *villa* d'Argelliers
Donation de la *villa* d'Argelliers Début XIe siècle (≈ 1104)
Fredol, évêque du Puy, cède le site à Aniane.
1114
Bulle de Pascal II
Bulle de Pascal II 1114 (≈ 1114)
Confirme le rattachement à l'abbaye d'Aniane.
1120-1140
Première campagne de construction
Première campagne de construction 1120-1140 (≈ 1130)
Abside et début du chœur en appareil sommaire.
1140-1160
Seconde campagne de construction
Seconde campagne de construction 1140-1160 (≈ 1150)
Nef et décor lombard en pierre de taille.
Fin XIIe - début XIIIe siècle
Ajout du porche gothique
Ajout du porche gothique Fin XIIe - début XIIIe siècle (≈ 1325)
Modification postérieure à la construction romane.
XIVe siècle
Surélevation des murs
Surélevation des murs XIVe siècle (≈ 1450)
Travaux probablement liés à la fortification.
XVIIe siècle
Reconstruction partielle du clocher
Reconstruction partielle du clocher XVIIe siècle (≈ 1750)
Élévation jusqu'à la base campanaire actuelle.
8 février 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 8 février 1984 (≈ 1984)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. F 275) : classement par arrêté du 8 février 1984
Personnages clés
Fredol - Évêque du Puy
Donateur de la *villa* d'Argelliers à Aniane.
Anasthase IV et Adrien IV - Papes
Mentionnent l'église dans une bulle (1154).
Pascal II - Pape
Confirme l'appartenance à Aniane (1114).
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne d'Argelliers, située dans le département de l'Hérault en région Occitanie, est une chapelle romane dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle fut mentionnée pour la première fois en 1154 dans une bulle papale d'Anasthase IV et Adrien IV, confirmant son rattachement à l'abbaye d'Aniane. À l'origine, ce site faisait partie d'une villa donnée au monastère par Fredol, évêque du Puy, au début du XIe siècle. L'édifice, dépendant du prieuré de Gourdaignes fondé en 815, illustre l'influence religieuse et architecturale de l'abbaye sur la région.
L'architecture de Saint-Étienne d'Argelliers révèle deux campagnes de construction distinctes. La première, vers 1120-1140, se caractérise par un appareil sommaire et une frise en dents d'engrenage autour de l'abside. La seconde, entre 1140 et 1160, montre une taille de pierre plus sophistiquée, avec des arcatures lombardes et des motifs décoratifs variés (chevrons, diagonales). Ces éléments reflètent l'évolution des techniques romanes dans le Bas-Languedoc, sous l'influence des ateliers locaux et de l'école montpelliéraine.
Des modifications ultérieures ont marqué l'histoire de l'édifice. Un porche gothique fut ajouté à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, tandis qu'au XIVe siècle, les murs furent surélevés, probablement à des fins défensives. Le clocher carré, partiellement reconstruit au XVIIe siècle, domine aujourd'hui l'édifice. Classée Monument Historique en 1984, l'église conserve des traces de son passé médiéval, comme la baie absidiale romane ou les modillons sculptés, témoignages de son rôle central dans la vie religieuse et communautaire.
Le site d'Argelliers, occupé depuis la préhistoire, abrite aussi les ruines de la chapelle du Roc de Pampelune, confirmant une présence religieuse ancienne. La pierre calcaire locale, facile à travailler, a été largement utilisée pour construire l'église et les habitations environnantes. Aujourd'hui propriété de la commune, Saint-Étienne fait l'objet de restaurations pour préserver ce patrimoine emblématique du roman languedocien.
L'église se distingue par son plan original, avec une nef étroite (4,55 m) et une travée de chœur saillante. À l'intérieur, les pilastres et demi-colonnes engagées suggèrent une voûte disparue. L'absence de contreforts s'explique par la modestie de ses dimensions. Les deux campagnes de construction sont visibles dans l'appareillage : moellons irréguliers pour l'abside (première phase) et pierre de taille alternée pour la nef (seconde phase), illustrant l'évolution des savoir-faire entre 1120 et 1160.
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