Première mention écrite XIIIe siècle (≈ 1350)
Cartulaire de l’abbaye de Bonnecombe
Début XVIe siècle
Construction de l’édifice actuel
Construction de l’édifice actuel Début XVIe siècle (≈ 1604)
Style architectural dominant
1803
Sauvetage du mobilier d’art
Sauvetage du mobilier d’art 1803 (≈ 1803)
Transfert depuis Rodez et Bonnecombe
Fin XIXe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Style beffroi flamand
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Hippolyte de Barrau - Historien du Rouergue
A rapporté le vandalisme révolutionnaire
M. de Barrau - Habitant de Carcenac
Organisa le sauvetage du mobilier en 1803
Préfet Sainthorent - Autorité préfectorale en 1803
Autorisa puis annula le transfert
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne de Carcenac, située dans le village de Carcenac à quelques kilomètres au nord de Salmiech (Aveyron), est mentionnée dès le XIIIe siècle dans le cartulaire de l’abbaye de Bonnecombe. L’édifice actuel, placé sous l’invocation de Saint-Étienne, daterait des premières années du XVIe siècle. Son toponyme, terminé par « -ac », suggère un peuplement antérieur à la fondation du prieuré ou de la paroisse. Le porche est surmonté d’un clocher rectangulaire construit à la fin du XIXe siècle, inspiré des beffrois flamands.
Pendant la Révolution française, le mobilier de l’église fut vandalisé, comme le rapporte l’historien Hippolyte de Barrau. En 1803, l’intérieur fut enrichi grâce à l’initiative de M. de Barrau, habitant de Carcenac, qui sauva des éléments artistiques du couvent des Cordeliers de Rodez et de l’abbaye de Bonnecombe, menacés de destruction. Vingt chars à bœufs furent envoyés pour rapatrier retables, statues et boiseries, malgré un contre-ordre tardif du préfet Sainthorent. Ces œuvres, aujourd’hui protégées, incluent un groupe sculpté du Saint-Sépulcre (XVIe siècle) et une Vierge à l’Enfant (XVIIIe siècle).
L’église abrite deux chapelles remarquables : la chapelle du Saint-Sépulcre, ornée d’une Mise au tombeau du XVIe siècle, et la chapelle de Notre-Dame (ou de la Vierge), où se trouve une statue de la Vierge à l’Enfant du XVIIIe siècle, provenant de Bonnecombe. Parmi les éléments classés aux Monuments historiques figurent le retable, le maître-autel, deux statues du XVe siècle et le groupe sculpté du Saint-Sépulcre. Ces pièces témoignent de l’importance patrimoniale du lieu, lié à l’histoire religieuse du Rouergue.
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