Frise chronologique
1606
Début de la construction
Début de la construction
1606 (≈ 1606)
Chapelle du collège jésuite initiée.
8 octobre 1740
Incendie destructeur
Incendie destructeur
8 octobre 1740 (≈ 1740)
Chapelle et œuvres de Rubens détruites.
1743-1748
Reconstruction
Reconstruction
1743-1748 (≈ 1746)
Dirigée par Delesalle et Gombert.
1792
Destruction ancienne église
Destruction ancienne église
1792 (≈ 1792)
Siège autrichien, incendie.
1796
Devenue paroissiale
Devenue paroissiale
1796 (≈ 1796)
Remplacement église Saint-Étienne détruite.
15 septembre 1987
Classement Monument historique
Classement Monument historique
15 septembre 1987 (≈ 1987)
Protection officielle de l’édifice.
2017
Messes en latin
Messes en latin
2017 (≈ 2017)
Célébrations par l’Institut du Christ-Roi.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jean Vendeville - Évêque de Lille |
Soutien à la fondation jésuite. |
| Dominique Delesalle - Architecte |
Plans de reconstruction (1743). |
| François-Joseph Gombert - Architecte |
Direction des travaux post-1740. |
| François Rude - Sculpteur |
Auteur de la chaire (1828). |
| Victor Mottez - Peintre |
Vitraux et tableau *Lapidation*. |
Origine et histoire
L’église Saint-Étienne de Lille, située rue de l’Hôpital-Militaire près de la Grand’Place, est un édifice baroque construit à partir de 1606 comme chapelle du collège jésuite. Initialement dédiée à l’Immaculée Conception, elle devint paroissiale sous le patronage de saint Étienne en 1796, après la destruction de l’ancienne église Saint-Étienne lors du siège autrichien de 1792. Son histoire est marquée par des incendies (1740, 1910) et des reconstructions, notamment celle de 1743 par les architectes Dominique Delesalle et François-Joseph Gombert.
La chapelle des Jésuites, fondée au début du XVIIe siècle avec l’appui de l’évêque Jean Vendeville, abritait des œuvres de Rubens, perdues dans l’incendie de 1740. Après l’expulsion des Jésuites en 1765, elle servit de chapelle militaire, puis de manège sous la Révolution. En 1796, elle fut affectée à la paroisse Saint-Étienne, remplaçant l’église médiévale détruite. Son intérieur, sobre et lumineux, conserve une chaire de François Rude (1828) et des vitraux du XIXe siècle.
Classée Monument historique en 1987, l’église allie une façade classique inspirée du Gesù de Rome (ordres ionique et corinthien) et un clocher de 57 mètres. Son mobilier inclut des peintures de Victor Mottez, une Vierge d’Antonio Raggi, et un orgue Daublaine-Callinet (1840). Depuis 2017, elle accueille des messes en latin et des actions caritatives, perpétuant son rôle social et spirituel.
L’édifice, propriété de la ville de Lille, témoigne des transformations urbaines et religieuses de la région, des Jésuites à la Révolution, en passant par les conflits du XVIIIe siècle. Son architecture et son histoire reflètent l’influence du baroque romain et l’adaptation des lieux de culte aux besoins communautaires.
Les sources mentionnent également son rôle lors des États généraux de 1789, où 434 députés du bailliage de Lille s’y réunirent. Aujourd’hui, elle reste un lieu de culte actif, mêlant patrimoine artistique (sculptures, vitraux) et engagements contemporains, comme les maraudes pour les sans-abri organisées par le groupe Saint-Vaast.