Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église avec un décor de faux appareil rouge sur fond blanc.
XIVe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales XIVe siècle (≈ 1450)
Voûtement de la nef et élargissement de certaines baies, accompagnés d'un second décor peint.
1574
Saccage des voûtes
Saccage des voûtes 1574 (≈ 1574)
Les calvinistes saccagent les voûtes de la nef.
Fin du XVe siècle
Ajout de décor
Ajout de décor Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Réalisation d'un troisième décor de part et d'autre de la baie du chevet.
Début du XVIe siècle
Remontée de la voûte
Remontée de la voûte Début du XVIe siècle (≈ 1604)
La voûte du chœur est remontée et un quatrième décor y est appliqué.
1850
Démolition du presbytère
Démolition du presbytère 1850 (≈ 1850)
Le presbytère est démoli après avoir été vendu à la Révolution.
1973
Classement des peintures
Classement des peintures 1973 (≈ 1973)
Les peintures monumentales sont classées au titre des objets des Monuments historiques.
1993
Restauration des peintures
Restauration des peintures 1993 (≈ 1993)
Les peintures sont refixées et consolidées par Florence Crémer.
2000
Inscription de l'église
Inscription de l'église 2000 (≈ 2000)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. 251 ZC 66) , ainsi que le sol de cette même parcelle : inscription par arrêté du 5 décembre 2000
Personnages clés
Florence Crémer
Responsable de la restauration des peintures en 1993.
Origine et histoire de l'Église Saint-Étienne de Moulons
L'église Saint-Étienne de Pommiers-Moulons (Charente-Maritime, Nouvelle-Aquitaine) témoigne d'une évolution architecturale en plusieurs phases. Sa phase initiale de construction remonte à la première moitié du XIIe siècle et se caractérise par un décor de faux appareil rouge sur fond blanc. Au XIVe siècle, la nef est voûtée et certaines baies sont élargies, accompagnées d'un second décor peint. À la fin du XVe siècle, un troisième décor est réalisé de part et d'autre de la baie du chevet, puis, au début du XVIe siècle, la voûte du chœur est remontée et un quatrième décor y est appliqué. Vers 1574, les calvinistes saccagent les voûtes de la nef. Le presbytère est vendu à la Révolution puis démoli en 1850 ; quelques travaux ont lieu au cours du XIXe siècle. L'église abrite deux peintures monumentales carrées d'1,5 m de côté, placées de part et d'autre de la fenêtre centrale du chœur et représentant saint Michel terrassant le dragon, saint Crépin et saint Crépinien, ainsi que le Christ en majesté entouré des évangélistes ; ces œuvres, datées du XVe siècle, sont classées au titre des objets des Monuments historiques depuis le 13 septembre 1973 et ont été refixées et consolidées en 1993 par Florence Crémer. Elle contient aussi une cloche en bronze datée de 1690, classée au registre des mobiliers historiques depuis le 30 septembre 1911. L'église elle-même est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 5 décembre 2000.