Construction initiale XIIe siècle (première moitié) (≈ 1250)
Décor de faux appareil rouge.
XIVe siècle
Voûtement et élargissement
Voûtement et élargissement XIVe siècle (≈ 1450)
Nef voûtée, baies modifiées, deuxième décor.
1574
Saccage calviniste
Saccage calviniste 1574 (≈ 1574)
Voûtes de la nef endommagées.
Fin XVe siècle
Décor peint du chevet
Décor peint du chevet Fin XVe siècle (≈ 1595)
Fresques de part et d’autre.
Début XVIe siècle
Reconstruction de la voûte
Reconstruction de la voûte Début XVIe siècle (≈ 1604)
Voûte du chœur remontée.
1850
Démolition du presbytère
Démolition du presbytère 1850 (≈ 1850)
Vendu pendant la Révolution.
30 septembre 1911
Classement de la cloche
Classement de la cloche 30 septembre 1911 (≈ 1911)
Cloche en bronze de 1690.
13 septembre 1973
Classement des peintures
Classement des peintures 13 septembre 1973 (≈ 1973)
Fresques du XVe siècle protégées.
1993
Restauration des peintures
Restauration des peintures 1993 (≈ 1993)
Travaux par Florence Crémer.
5 décembre 2000
Inscription Monument historique
Inscription Monument historique 5 décembre 2000 (≈ 2000)
Église et son sol protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. 251 ZC 66) , ainsi que le sol de cette même parcelle : inscription par arrêté du 5 décembre 2000
Personnages clés
Florence Crémer - Restauratrice d'art
A consolidé les fresques en 1993.
Origine et histoire
L'église Saint-Étienne de Moulons, située à Pommiers-Moulons en Charente-Maritime, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Sa construction initiale, marquée par un décor de faux appareil rouge sur fond blanc, témoigne d’une architecture romane primitive. Au fil des siècles, elle a subi plusieurs transformations : voûtement de la nef et élargissement des baies au XIVe siècle, ajout de décors peints à la fin du XVe siècle, puis reconstruction partielle de la voûte du chœur au début du XVIe siècle. Ces évolutions reflètent les adaptations stylistiques et fonctionnelles typiques des églises rurales médiévales.
Vers 1574, l’église est partiellement détruite lors des saccages perpétrés par les calvinistes, qui endommagent notamment les voûtes de la nef. Cet épisode illustre les tensions religieuses de l’époque, marquées par les guerres de Religion en France. Malgré ces dégradations, l’édifice conserve des éléments remarquables, comme deux peintures monumentales du XVe siècle, classées Monuments historiques en 1973. Ces fresques, représentant saint Michel terrassant le dragon, saint Crépin et saint Crépinien, ainsi que le Christ en majesté entouré des évangélistes, ont été restaurées en 1993 par Florence Crémer. Une cloche en bronze datant de 1690, classée depuis 1911, complète ce patrimoine mobilier.
L’église est inscrite au titre des Monuments historiques par arrêté du 5 décembre 2000, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Son histoire inclut également la vente et la démolition du presbytère attitré pendant la Révolution française (1850), ainsi que des travaux de restauration menés au XIXe siècle. Ces éléments soulignent son ancrage dans l’histoire locale, entre héritage médiéval, bouleversements religieux et efforts de préservation moderne. Le bâtiment, propriété de la commune, reste un témoignage architectural et artistique des époques romane, gothique et Renaissance en Nouvelle-Aquitaine.
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