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Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris à Paris 1er dans Paris 9ème

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise néo-gothique

Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris

    4bis Rue Sainte-Cécile
    75009 Paris 9e Arrondissement
Propriété de la commune
Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile - Paris 9ème
Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris
Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris
Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris
Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris
Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris
Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris
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Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris
Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris
Église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1854-1856
Construction de l'église
10 janvier 1857
Mariage de Jules Verne
1952
Ajout du vocable sainte Cécile
21 mars 1983
Classement monument historique
3 avril 2021
Polémique sanitaire
1er septembre 2021
Changement de curé
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. 09-03 AN 70) : classement par arrêté du 21 mars 1983

Personnages clés

Napoléon III - Empereur et commanditaire Initiateur de la construction en hommage à son oncle.
Louis-Auguste Boileau - Architecte principal Concepteur de la structure métallique innovante.
Abbé Coquant - Curé et financeur Propriétaire du terrain, amateur d’art et historien.
Eugène Viollet-le-Duc - Théoricien critique Opposé au projet qu’il jugeait architecturalement mensonger.
Jules Verne - Écrivain marié dans l'église Union avec Honorine Viane en 1857.
Henri de Villiers - Chef de chœur Dirige la Schola Sainte-Cécile depuis 2000.

Origine et histoire

L’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, située au 6 rue Sainte-Cécile dans le 9e arrondissement de Paris, fut construite entre 1854 et 1856 sous l’impulsion de Napoléon III, en hommage à son oncle Eugène de Beauharnais. Conçue par les architectes Louis-Auguste Boileau et Adrien-Louis Lusson en seulement vingt mois, elle remplace l’ancien hôtel des Menus-Plaisirs. Son originalité réside dans son ossature entièrement métallique, une première à Paris, inspirée des théories rationalistes d’Eugène Viollet-le-Duc, bien que ce dernier ait critiqué le projet comme un « mensonge architectural ». Financée par l’abbé Coquant, curé de la paroisse et propriétaire du terrain, sa construction coûta environ 500 000 francs, soit sept fois moins cher au mètre carré que l’église de la Madeleine.

L’église se distingue par son absence de transept et ses chapelles latérales assurant le contrebutement des voûtes d’ogives, libérant ainsi de l’espace sur un terrain exigu. Sa façade imite le style gothique du XIIIe siècle, tandis que l’intérieur, peint et décoré de verrières signées par des maîtres-verriers comme Gaspard Gsell et Eugène Oudinot, offre une luminosité et une acoustique remarquables. L’orgue, conçu par Merklin et Schütze pour l’Exposition universelle de 1855, et le buffet en chêne sculpté de 12 mètres de haut, complètent cet ensemble artistique. Classée monument historique en 1983, l’église est aussi connue pour son double vocable ajouté en 1952 : sainte Cécile, patronne des musiciens, en raison de sa proximité avec le Conservatoire de Paris.

L’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile joue un rôle liturgique particulier en tant qu’édifice « biritualiste », où sont célébrées à la fois la messe en rite romain ordinaire et la messe tridentine. Elle accueille régulièrement des cérémonies solennelles, comme le requiem annuel pour Louis XVI le 21 janvier, animé par la Schola Sainte-Cécile, chœur spécialisé dans la musique sacrée baroque. En 2021, une polémique éclate après une messe de Pâques en rite tridentin célébrée sans respect des règles sanitaires pendant la pandémie de Covid-19, entraînant une enquête judiciaire et des tensions avec l’archidiocèse de Paris. Malgré cela, l’église reste un lieu emblématique du patrimoine religieux et architectural parisien.

Le 10 janvier 1857, Jules Verne épouse Honorine Viane dans cette église, un événement marquant son histoire. Son architecture innovante, combinant métal et décor néo-gothique, en fait un témoignage unique des expérimentations constructives du XIXe siècle, tout en répondant aux besoins liturgiques et urbains d’une population parisienne en forte croissance. Les restaurations des peintures intérieures en 1982-1984 et de l’orgue en 1995 et 2005 ont permis de préserver ce joyau, où se mêlent histoire, art et spiritualité.

Liens externes